OM - Sporting : Retard, « fausse colère » de Tudor et but dès la 52e seconde… Un début de match de dingue

FOOTBALL L’Olympique de Marseille s’est relancé en Ligue des champions contre le Sporting Portugal (4-1), mardi soir au stade Vélodrome, malgré un but encaissé dès le début de la rencontre

Adrien Max
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Les joueurs du Sporting Portugal ont réussi à inscrire un but dès la 52e seconde de jeu contre l'OM, malgré leur arrivée tardive au stade Vélodrome.
Les joueurs du Sporting Portugal ont réussi à inscrire un but dès la 52e seconde de jeu contre l'OM, malgré leur arrivée tardive au stade Vélodrome. — Daniel Cole
  • Les Marseillais ont signé leur première victoire en Ligue des champions de la saison en battant le Sporting Portugal 4 buts à 1, mardi soir, au stade Vélodrome.
  • Les Portugais sont arrivés en retard au stade Vélodrome à cause des embouteillages, et le match a débuté avec plus de 15 minutes de retard.
  • Ce qui n’a pas empêché les hommes d’Igor Tudor d’encaisser un but dès la 52e seconde de jeu.

Au stade Vélodrome,

Une fausse colère mais un vrai retard. Les joueurs du Sporting Portugal sont arrivés à la bourre, au stade Vélodrome, mardi, pour leur match de Ligue des champions contre l’Olympique de Marseille (4-1). Ce qui a obligé l’UEFA a décalé le début de la rencontre à plusieurs reprises.



« Je tiens à préciser qu’il y a eu des embouteillages. Nous avions bien préparé la situation avec des réunions avec l’OM et l’UEFA. Nous avons suivi toutes les procédures et nous sommes sortis à l’heure de notre hôtel. Nous étions coincés, il n’y avait rien à faire. Je tiens à souligner que nous nous sommes préparés en 45 minutes donc il n’y avait pas raison de se plaindre. L’OM a manqué un peu d’humilité, comme si c’était de notre faute. Ce n’était pas de notre faute même si je comprends que c’était embêtant pour l’OM », a précisé l’entraîneur du Sporting, Ruben Amorim après le match.

« Je l’ai un peu fait exprès »

Le coup d’envoi du match a d’abord été repoussé à 18h55, avant d’être à nouveau décalé à 19 heures. Mais à cette heure-là, les joueurs d’Amorim n’étaient toujours pas dans le couloir. A la différence de ceux d’Igor Tudor, et le géant croate n’a pas hésité à leur mettre un bon coup de pression histoire de les presser un peu. « Ça faisait 10 minutes qu’on attendait et mes joueurs commençaient à se refroidir tandis qu’eux étaient chauds. C’est vrai que quand j’ai vu mes joueurs attendre, je me suis énervé. Mais c’était aussi pour les réveiller un peu, je dois avouer que je l’ai un peu fait exprès », a confié Igor Tudor.

Le géant croate était finalement plus en colère contre les délégués que l’UEFA que pour le retard des Portugais : « Ils nous ont d’abord dit 18h55, puis 19 heures. C’était deux décisions différentes, qui n’étaient pas justes. Ces choix différents sont allés à l’encontre de mon équipe », a-t-il regretté. Un sentiment partagé par le gardien Pau Lopez, qui pointe également la différence de traitement lors des autres matchs de l’OM. « C’est un peu bizarre. On est arrivé en retard contre Tottenham, aussi contre Francfort, mais on a quand même joué à l’heure. Cette fois, on a repoussé deux fois, on a attendu dans le tunnel. Ce n’est pas normal de commencer le match comme ça », a-t-il souligné.

« Petit manque de concentration »

Après coup, on ne peut que leur donner raison puisque les Marseillais ont à peine le temps de toucher le ballon, qu’ils se sont fait surprendre dans le dos de leur défense. En un décalage, Léo Balerdi n’est jamais vraiment revenu, et Jordan Veretout a laissé Francisco Trincão enrouler tranquillement son ballon vers le petit filet de Pau Lopez. Les joueurs n’étaient sur le terrain que depuis 52 secondes, qu’une nouvelle soirée cauchemardesque se profilait pour l’OM en Ligue des champions.

Mais Alexis Sanchez (13e) et Amine Harit (16e), qui a résumé cette ouverture du score à « petit manque de concentration et ça a fait but », ont rapidement sonné la révolte de leur équipe pour inverser la tendance. Pendant que le gardien, et capitaine, du Sporting, Antonio Adan nous montrait qu’il était peut-être plus resté bloqué à l’hôtel que dans les embouteillages, en se faisant expulser pour une terrible main en dehors de la surface (28e), après avoir offert l’égalisation à Sanchez. « Le tournant du match », a résumé Amorim, sans pour autant accabler son portier qui ne sera donc pas là pour la réception de l’OM la semaine prochaine à Lisbonne.