Arbitrage vidéo : Thierry Henry regrette que la VAR « tue la joie du jeu »

FOOTBALL L’ancien international est agacé car la VAR n’est, selon lui, « pas assez rapide » et crée de nouvelles controverses sur les décisions arbitrales

20 Minutes avec AFP
Thierry Henry lors d'un match entre les Pays-Bas et la Belgique, à Amsterdam le 25 septembre 2022.
Thierry Henry lors d'un match entre les Pays-Bas et la Belgique, à Amsterdam le 25 septembre 2022. — /SIPA

Thierry Henry n’aime pas vraiment la VAR et le fait savoir. L’ancien international français estime en effet que faire appel à la vidéo assistance à l’arbitrage lors des matchs de football prend trop de temps, ne fait qu’augmenter les controverses et « tue la joie du jeu ».

Interrogé lors de la « Leaders Week sport business » qui réunit plus de 3.000 des plus hauts dirigeants de l’industrie mondiale du sport, du 26 au 29 septembre à Londres, Thierry Henry a précisé qu’il n’avait rien contre la technologie en général, mais qu’il était contrarié par la perte de temps lors des visionnages, en comparaison avec d’autres sports.

Des leçons à tirer du rugby ou du tennis

L’ancien joueur de 45 ans considère en outre que la VAR crée de nouvelles controverses sur les décisions arbitrales au lieu de les réduire. « Dans le football nous sommes toujours en retard, nous avons tellement à apprendre. Ce que je peux voir dans le football américain, le rugby, le cricket, le tennis, c’est que (les décisions) sont instantanées ».

Aujourd’hui consultant à la télévision et entraîneur-adjoint de l’équipe de Belgique, Henry s’est voulu plus précis : « Ce qui m’agace avec la VAR, c’est qu’elle n’est pas assez rapide. Ensuite, il s’agit toujours de la décision de quelqu’un qui se trouve dans un camion ou ailleurs, car ce n’est pas la VAR qui décide. La VAR ne fait que rappeler la situation ».

Enfin, faire appel à la VAR empêche toute célébration spontanée en cas de but, selon le buteur historique d’Arsenal : maintenant « après avoir marqué, vous ne savez même pas si vous devez sauter de joie. Est-ce que je saute ? Est-ce que je fais la fête ? Est-ce que je ne fais pas la fête ? Cela tue la joie du jeu » a-t-il déploré. La (petite) polémique est donc lancée à un peu moins de deux mois de la Coupe du monde au Qatar.