US Open : « Ça confirme que je n’ai pas de limites », se félicite Swiatek

TENNIS La Polonaise a remporté son troisième Grand Chelem à New-York, le premier en dehors de la terre battue de Roland-Garros

20 Minutes avec AFP
Iga Swiatek, la patronne actuel du circuit féminin après sa victoire à l'US Open.
Iga Swiatek, la patronne actuel du circuit féminin après sa victoire à l'US Open. — Larry Marano

A 21 ans, Iga Swiatek a remporté samedi à l’US Open, sur surface dure, le troisième tournoi du Grand Chelem de sa carrière, après deux Roland-Garros sur terre battue, et en est particulièrement fière car « les gens ne m’attendaient pas », a-t-elle déclaré.

Que ressentez-vous après cette victoire ?

Je suis super fière de moi parce que ce n’était pas un match facile. Même si j’ai dominé le début de la partie, je savais que ce serait serré et je savais que Ons tirerait profit de chacune de mes erreurs. Dans le second set, le match est devenu très physique et je suis contente que mon niveau d’énergie soit encore monté d’un cran pour pouvoir être un peu plus précise dans les moments clés et conclure. Nous avons joué à un très haut niveau. Et je suis particulièrement fière de mon niveau mental, je ne craque pas dans les moments difficiles. Après les matchs, même si j’ai perdu, je n’ai aucun regret parce que je sais que j’étais à 100 %. Je suis également fière d’avoir bien plus de solutions dans mon jeu qu’avant, du point de vue du tennis mais aussi du mental. J’utilise très bien ces possibilités et j’en suis fière parce que je sais ce que c’est que d’être sur le court et de ne pas savoir quoi faire pour changer le cours d’un match. Ca fait longtemps que je ne me suis pas retrouvée à cours d’idées, donc ça prouve que je progresse.



Etait-ce important de remporter un titre du Grand Chelem sur une autre surface que la terre battue ?

Bien sûr ! En début de saison, j’ai réalisé que je pouvais peut-être avoir de bons résultats sur le circuit. Je suis aussi arrivée en demi-finales à l’Open d’Australie. Mais je n’étais pas sûre d’être au niveau pour gagner un tournoi du Grand Chelem, surtout sur une surface aussi rapide qu’à l’US Open. Je ne m’y attendais pas, c’est certain. C’est aussi une confirmation que je n’ai pas de limite. 

Alors ce titre est-il plus satisfaisant que les deux de Roland-Garros ?

Il est difficile de comparer. A Roland-Garros, je sens toujours que je suis en contrôle et je me sens bien sur le court Philippe-Chatrier. Ici, sur le Arthur-Ashe, j’ai du mal à m’habituer à l’atmosphère. Pour mon deuxième titre à Roland-Garros, j’avais beaucoup de pression et tout le monde s’attendait à ce que je gagne. Ici, j’avais des objectifs moins élevés et j’ai réussi à les dépasser. Et je pense que les gens ne m’attendaient pas beaucoup sur dur. Donc je pense que Roland-Garros était un peu plus compliqué. Mais si on ne parle que de tennis et de physique, c’était plus difficile ici (à Flushing Meadows, ndlr). 

Vous avez parlé des distractions à New York, par quoi avez-vous été distraite ?

En fait, ce ne sont pas des distractions, mais c’est plutôt le fait de rencontrer des célébrités. Comme (l’ex-championne de ski) Lindsey Vonn. Et (le chanteur) Seal ! Après avoir rencontré Seal, je me suis dit '' même si je perds maintenant, j’aurai déjà remporté ce tournoi parce que j’ai une photo avec lui ''. C’était génial. C’est quelque chose qui ne peut probablement arriver qu’à New York… parce que c’est New York