Ludovic Obraniak vide son sac

FOOT Le Lillois ne veut plus servir de bouche-trou et envisage un départ lors du mercato d'hiver...

Antoine Maes à Lille

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 Le Lillois Ludovic Obraniak  coincé entre les Lyonnais Fabio Grosso et Honorato Ederson, le 18 octobre 2008.
 Le Lillois Ludovic Obraniak  coincé entre les Lyonnais Fabio Grosso et Honorato Ederson, le 18 octobre 2008. — REUTERS/Robert Pratta

Si le foot n'est qu'une question de timing, Ludovic Obraniak n'est pas verni. La saison passée, il tenait la forme de sa vie (9 buts, cinq passes décisives), mais l'explosion de Michel Bastos l'a un peu masqué.  Cette année devant l'éclosion de Gervinho et Eden Hazard, l'ancien messin joue peu (11 matchs de L1). «On pense peut être que je suis moins utile. Un départ? Je suis à un âge où j'ai besoin de jouer. Le ballon est rond partout, à Lille ou ailleurs», avance le tout récent international polonais, dubitatif sur les choix de son coach, Rudy Garcia «Il m'arrive de comprendre, mais pas tout le temps. Je sors en premier, je rentre souvent en dernier. La saison dernière était le point culminant d’une relation bien embarqué qui devient compliqué. Je fais un gros travail sur moi-même: il y a toujours du positif à retirer du négatif».

Une déclaration pareille, à trois semaines du marché d'hiver, sous-entend des envies d’aller voir ailleurs. Cet été, les dirigeants lillois l'ont augmenté, un peu, mais n'ont pas prolongé son contrat, qui prendra fin en juin 2011. «Je comprends que le club pense à l'avenir avec d'autres joueurs», concède Obraniak. Le milieu de terrain nordiste a pourtant retrouvé une place de titulaire lors des deux derniers matchs de L1. «Il est moins utilisé, parce qu'il est moins performant. Là, il revient bien. La sélection polonaise lui a coûté pas mal d’énergie. L’an, passé, il bénéficiait de l’assistance de Bastos. Lui aussi doit trouver une collaboration plus efficace avec les autres attaquants. Il y a quand même moyen de trouver son épanouissement personnel dans cette équipe», estime Rudi Garcia.

Dans la tête de son joueur, cela ne parait pourtant pas aussi simple La perspective de voir Gervinho partir à la CAN ne l'enchante même pas. «J'ai le sentiment d'être plus qu'un bouche-trou. Jouer quand ils vont partir et redevenir remplaçant quand il ils vont revenir, ça ne m’intéresse pas», balance-t-il. Rudy Garcia appréciera.