Mondiaux d’athlétisme : « L’avenir radieux » de Fred Kerley, sacré champion du monde du 100 m

ATHLETISME La nouvelle star du 100 m Fred Kerley a été sacrée champion du monde, dans la nuit de samedi à dimanche à Eugene. Trois Américains sont sur le podium

A.H. avec AFP
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Fred Kerley, champion du monde du 100 m.
Fred Kerley, champion du monde du 100 m. — Ashley Landis/AP/SIPA

« USA baby ! » Avec leur sens du show habituel, les sprinteurs américains ont confisqué le podium du 100 m des Championnats du monde d'athlétisme de Eugene, consacrant à Eugene la nouvelle star de la ligne droite Fred Kerley. En 9"86, Kerley a devancé Marvin Bracy et Trayvon Bromell, départagés au millième de seconde, alors que le champion olympique italien, Marcell Jacobs, a dû déclarer forfait pour blessure à quelques heures des demi-finales.

Sa puissance et le maintien de sa vitesse maximale, Fred Kerley les tient de sa polyvalence, lui qui était un spécialiste du 400 m jusqu’à l’an dernier, distance sur laquelle il avait décroché le bronze aux derniers Mondiaux de Doha en 2019. Le costaud de 27 ans, a définitivement réussi sa transition sur les distances courtes après l’argent olympique du 100 m l’été dernier à Tokyo, même s’il assure ne pas avoir abandonné le tour de piste.

Elevé sous le même toit que 12 autres enfants

Il rêve en effet de marquer l’histoire et de records du monde du 100 au 400 m en passant par le 200 m, distance sur laquelle il est prévu dès lundi à Eugene, où il a les moyens de réussir un carton avec le 4x100 m en plus. « C’est un mec à part, un talent rare capable de courir les trois distances (du sprint), il a un éventail sans limite. Il est de la trempe des tout meilleurs comme les Bolt et Van Niekerk », a salué son compatriote Marvin Bracy.


« L’avenir s’annonce radieux pour moi, s’est réjoui le nouveau champion du monde. Je m’entraîne toujours sur le 400 m pour accomplir de grandes choses. Ce qui me motive, en venant d’où je viens, c’est de continuer à accomplir de grandes choses parce que vous ne voulez pas vous retrouvez dans la même situation difficile que celle dans laquelle vous étiez plus jeune. »

Kerley, qui a grandi à Taylor, près d’Austin au Texas, a cru en son destin après une enfance dans un environnement difficile, avec notamment un père en prison lorsqu’il était bébé. Il a été élevé sous le même toit que douze autres enfants, dont ses quatre frères et sœurs, par sa tante Virginia, dite « Meme », surnom inscrit sur sa peau parmi ses nombreux tatouages.