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Deux étapes, deux succès… Quick-Step cartonne sur le Tour même sans Alaf'

Tour de France : Deux étapes, deux victoires… Quick-Step éteint les critiques sur son casting avec l’absence de Julian Alaphilippe

CYCLISMEL’équipe Quick-Step a remporté les deux premières étapes du Tour de France, grâce à Yves Lampaert puis Fabio Jakobsen. Une belle revanche pour une formation critiquée pour son casting
Nicolas Stival

Nicolas Stival

L'essentiel

  • Après Yves Lampaert vendredi, c’est Fabio Jakobsen qui s’est imposé samedi sur le Tour de France.
  • La Quick-Step peut envisager un trois sur trois dans les étapes danoises avec un probable sprint massif, dimanche.
  • L’équipe belge avait été très critiquée pour avoir choisi de ne pas retenir Julian Alaphilippe et Mark Cavendish.

Pour être honnête, on avait prévu de vous parler après cette 2e étape du Tour de France du spectacle produit sur le long pont du Grand Belt. Ces 17 bornes entre les îles danoises de Seeland et de Fionie promettaient des bordures et donc, de potentielles surprises à l’arrivée. Et puis pschitt…

« Le pont a fait peur à tout le monde. Finalement ça a accouché d’une souris car le vent était mal placé pour pouvoir provoquer des bordures », constatait Alain Deloeil, directeur sportif de Cofidis. « Pour être honnête, c’était plutôt ennuyeux », résumait très bien Wout van Aert, avec sur le dos ce maillot jaune derrière lequel il courait depuis si longtemps. Un paletot de leader récupéré grâce aux bonifications par le Belge de la Jumbo-Visma, encore deuxième derrière un coureur Quick-Step.

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Vendredi, lors du chrono inaugural à Copenhague, c’est son compatriote Yves Lampaert qui était sorti de l’ombre pour le griller de 5 secondes. Ce samedi, c’est Fabio Jakobsen qui l’a battu au sprint à Nyborg, après avoir évité une chute massive à 3 km de l’arrivée, sans trop de bobos même si Tadej Pogacar a rallié la ligne avec les deux pneus crevés.

Jakobsen, le miraculé

Le Néerlandais de 25 ans a brillé dès sa première sur la Grande Boucle, alors qu’il avait frôlé la mort voici moins de deux ans, le 5 août 2020 sur le Tour de Pologne, lors d’une chute à Katowice qui glace les sangs rien qu’en y repensant. Plusieurs interventions chirurgicales et une volonté d’airain ont permis à Jakobsen de renouer avec la compétition en avril 2021, puis d’enchaîner les victoires au sprint (déjà 11 cette année).

Tout en frottant comme si le passé et le futur n’existaient pas, à l’exemple du duel du jour avec Peter Sagan : « Je reviens de très loin. Ceux qui me connaissent savent tous les sacrifices que j’ai faits, ce n’est pas pour rien. L’équipe m’a placé en bonne position à l’avant, Morkov m’a mis dans la roue de van Aert. »

Des absences qui avaient fait parler

L’équipe justement. Patrick Lefevere doit encore avoir un petit rictus satisfait à l’instant où vous lirez ces lignes. Le manager de Quick-Step a eu les oreilles qui sifflent lorsqu’il a laissé à la maison Julian Alaphilippe, convalescent, et le vétéran Mark Cavendish (37 ans) auquel Jakobsen a été préféré. Même Christian Prudhomme s’était ému lundi sur RMC des choix de l’équipe belge. « Il n’y aura ni le champion du monde [Alaphilippe], ni le champion de France [Florian Sénéchal, finalement « repêché » à la place du Covidé Tim Declercq], ni le champion britannique. Un petit jeune, un certain Mark Cavendish aux 34 victoires d’étapes sur le Tour, record de Merckx égalé l’an dernier. Ils ont fait assez fort dans la sélection il faut le reconnaître. »

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Effectivement, « ils ont fait assez fort », mais sans ironie. Et la passe de trois semble tout à fait dans les cordes de la Quick-Step avec le sprint massif qui se profile dimanche entre Velje et Sonderborg, pour la dernière étape au Danemark avant de rentrer en France. Sauf si le Covid-19 s’invite encore. La formation belge a déjà perdu deux directeurs sportifs, puisque Tom Steels a rejoint vendredi Merijn Zeeman sur la liste des contaminés.