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Prudhomme, le patron du Tour de France, déplore l’absence d’Alaphilippe

Tour de France 2022 : Le directeur Christian Prudhomme déplore l’absence de Julian Alaphilippe et les choix de Quick-Step

CYCLISMEChristian Prudhomme, directeur du Tour de France, a regretté lundi sur RMC le choix de l’équipe Quick-Step de ne pas retenir Julian Alaphilippe, mais aussi les absences de Florian Sénéchal et Mark Cavendish
Nicolas Stival

N.S.

S’il fait bientôt poser du parquet chez lui, Christian Prudhomme ne se fournira probablement pas chez Quick-Step, dont c’est pourtant la spécialité, avant le cyclisme. Le directeur du Tour de France a regretté le choix de l’équipe belge de ne pas retenir Julian Alaphilippe pour l’édition 2022, malgré son retour à la compétition après sa très grave chute sur Liège-Bastogne-Liège, le 24 avril.

« Si l’on me demande si je préfère le Tour de France avec ou sans Julian Alaphilippe, je vais répondre clairement et dire que je n’ai pas oublié le Alaphilippe étourdissant et éblouissant de 2019, ses 14 jours en jaune, a lâché Prudhomme lundi dans le Super Moscato Show, sur RMC. Je n’ai pas oublié le vainqueur d’étapes et maillot jaune des deux années suivantes, le maillot jaune des trois dernières années du Tour. Bien évidemment je préférerais qu’il soit là. »

Quick-Step a fait « assez fort », ironise Prudhomme

Le patron de la plus grande course du monde, dont l’édition 2022 s’élance vendredi de Copenhague, regrette aussi la non-sélection de Florian Sénéchal et de Mark Cavendish, respectivement sacrés champions de France et de Grande-Bretagne dimanche. « Il n’y aura ni le champion du monde [Alaphilippe], ni le champion de France, ni le champion britannique. Un petit jeune, un certain Mark Cavendish aux 34 victoires d’étapes sur le Tour, record de Merckx égalé l’an dernier. Ils ont fait assez fort dans la sélection il faut le reconnaître. »

De son côté, Alaphilippe a commenté son actualité ce mardi dans L’Equipe. Au sujet de la décision de Quick-Step de ne pas le retenir, le Bourbonnais a lâché : « Je suis à peine en train de la digérer et j’ai besoin d’un peu de temps, mais oui, je comprends. » Alaf' est aussi revenu sur sa terrible chute fin avril, « de loin la plus grosse de [sa] carrière ».

« Ce qui m’a le plus marqué, c’est le fait d’être en détresse respiratoire, de ressentir ce truc qui t’envahit… Tu ne peux rien faire, tu ne contrôles plus rien. Tu te vois presque partir… » « Encore maintenant, pour être honnête, quand je fais des gros sprints, je sens que je suis plus fragile qu’avant », ajoute le double champion du monde, qui vise désormais les Mondiaux de Wollongong en Australie, le 25 septembre, et le Tour de Lombardie, le 8 octobre.