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Pour Marie Wattel, une médaille d'argent qui « a le goût de l'or »

Mondiaux : « J'ai mis toute ma rage des dernières années et ça paye ! » Marie Wattel en argent à Budapest

NatationMédaillée de bronze en relais en 2019, Marie Wattel a décroché sa toute première breloque individuelle aux Mondiaux dimanche à Budapest
Q.B. avec AFP

Q.B. avec AFP

Et de deux ! Après le titre de Léon Marchand sur 400m 4 nages, Marie Wattel a apporté une deuxième médaille à la délégation française en terminant deuxième du 100m papillon dimanche aux Mondiaux de Budapest​. « Franchement, j’y croyais pas du tout ! », a-t-elle reconnu après sa course.

Championne d’Europe de la distance et sixième de la finale des JO de Tokyo l’été dernier, Wattel, 25 ans, a touché le mur en 56"14, derrière l’Américaine Torri Huske (55"64) et devant la Chinoise Zhang Yufei (56"41).

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« Quand j’ai vu ma demie (conclue avec le deuxième meilleur temps), je me suis dit que je n’avais pas beaucoup de marge. Donc j’essayais de ne pas m’emballer », a-t-elle raconté. « Au final, les 15-20 derniers mètres, j’ai tout mis. J’ai mis toute ma rage des dernières années et ça paye ! »

« C’est son chemin »

En plus de sa médaille, elle s’offre un nouveau record personnel et améliore au passage son propre record de France. « J’ai fait ma première équipe de France, j’avais 16 ans. Je fais ma première médaille (mondiale) à 25 ans en individuel », a-t-elle soufflé entre deux sanglots.

« Je trouve que je le mérite et je suis super heureuse. (Cette médaille), franchement, elle a le goût de l’or », ajoute la native de Lille, se remémorant les moments de « doutes » et d'« échecs » pour en arriver là, comme la « grosse claque » prise aux championnats de France en avril dernier.

« Certains commencent, ils sont champions olympiques, d’autres ont besoin de passer par beaucoup d’étapes, d’apprendre à se connaître soi-même, à connaître le niveau international », a analysé son entraîneur Julien Jacquier. « Avoir eu peur, avoir été en confiance, il faut avoir tout connu pour justement réaliser des courses comme elle a fait ce soir. C’est son chemin. »