Incidents au Stade de France : Les vidéos surveillances de la soirée qui a dégénéré n'ont pas été conservées
IMAGES•Captées par un opérateur privé, ces images sont systématiquement détruites au bout de sept jours20 Minutes avec AFP
EDIT : La Préfecture de police fait savoir que les images en sa possession sont toujours à disposition de la justice
Les images de vidéosurveillance des violences autour du Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions n’ont pas été conservées, a-t-on appris lors des auditions par le Sénat, jeudi. Il s’agit des vidéos enregistrées par les caméras du Stade de France, et non celles installées dans les rues autour. « Les images en possession de la Préfecture de police sont évidemment toujours à la disposition de la justice, dans le cadre de réquisitions dressées dans une enquête pénale », précise la Préfecture de police dans un tweet.
Absence d’une réquisition de justice
En revanche, les images captées par un opérateur privé sont systématiquement détruites au bout de sept jours, sauf réquisition de la justice, a expliqué Erwan Le Prévost, le directeur des affaires institutionnelles de la Fédération française de football (FFF), dont une délégation était entendue au Sénat.
« C’est la loi », a précisé à l’AFP le président de la commission sénatoriale de la culture, Laurent Lafon. « Nous sommes surpris, le préfet a saisi la justice très rapidement, il y a eu largement le temps de saisir (ces images), il faut qu’on comprenne ce qui s’est passé. »
Un sénateur en colère
Pour le sénateur David Assouline, « des images très violentes existaient et elles ont été effacées sept jours après les faits, pourquoi n’ont-elles pas été réquisitionnées ? », a-t-il demandé.
Le maire de la métropole de Liverpool, Steve Rotheram, auditionné après la délégation de la FFF, a dit qu'« (il) ne parven (ait) pas à comprendre pourquoi les vidéos ont été détruites ».



















