Coupe de France féminine : Pour son troisième sacre, le PSG assomme 8-0 le club amateur d’Yzeure

FOOTBALL Eliminée cette saison en demi-finale de la Ligue des champions et 2e de la D1, les Parisiennes ont gagné facilement et sans surprise en finale contre Yzeure, 3e de division 2

20 Minutes avec AFP
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Les joueuses du Paris Saint-Germain avec la Coupe de France, à Dijon le 15 mai 2022.
Les joueuses du Paris Saint-Germain avec la Coupe de France, à Dijon le 15 mai 2022. — AFP

Le score est sans appel. Le Paris Saint-Germain a remporté dimanche, à Dijon, sa troisième Coupe de France féminine après avoir largement battu par 8 à 0 le club amateur d’Yzeure. La fête aurait même pu virer à un véritable cauchemar pour le 3e de division 2, si le PSG n’avait pas levé le pied.

Le score était en effet de 5-0 après seulement treize minutes de jeu et de 6-0 à la mi-temps, traduisant le gouffre entre une formation de niveau européen, éliminée en demi-finale de la Ligue des champions par Lyon cette saison, 2e de la D1, et une formation au sein de laquelle toutes les joueuses travaillent avant de s’entraîner cinq soirs par semaine. Et ce dans des conditions précaires très éloignées de celles ultra-modernes dont bénéficient les joueuses de Didier Olle-Nicolle à Bougival (Yvelines). Un gouffre à l’image du score qui est le plus gros enregistré pour une finale de cette épreuve dont la première édition s’est achevée en 2002.

Un parcours pas si simple pour Paris

Privées de finale européenne et distancées en championnat de France avec cinq points de retard sur l’OL à deux journées de la fin, minées par les remous de l’affaire Kheira Hamraoui, toujours écartée, les Parisiennes se contenteront donc, très probablement, de ce maigre lot de consolation. Certes, les esprits critiques avanceront qu’elles ont gagné sans gloire mais la finale a constitué pour le PSG, et ses huit millions d’euros de budget, l’obstacle le plus facile après avoir éliminé successivement, Dijon (0-0, 5-4 t.a.b.), Lyon (3-0), Montpellier (3-1) et Fleury (4-2), tous pensionnaires de l’élite.

De son côté, Yzeure, 275.000 euros pour boucler sa saison, qui n’alignait, comme à son habitude, que quinze joueuses sur la feuille de match pour des raisons autant sportives que budgétaires, n’a affronté que des adversaires inférieurs ou égales au sien pour se hisser jusque-là. C’est ce qui a donné cette finale déséquilibrée, rapidement inintéressante, même si les Bourbonnaises ont compté jusqu’au bout sur le soutien de leurs mille supporters sur 7.000 spectateurs.

Goumeziane offre à Yzeure son unique tir cadré

Ainsi, après avoir porté le score à 5-0 par Sara Dabritz d’une reprise du pied droit dès la 13e minute, les Parisiennes ont arrêté, à 6-0, de célébrer leurs buts à l’image de Marie-Antoinette Katoto qui a marqué trois fois de la tête en première période (3, 7, 31) tout comme Paulina Dudek (3-0, 10). De son côté, Ashley Lauwrence a inscrit le quatrième but d’un tir sous la barre (4-0, 12) et le septième d’une tentative lointaine (7-0, 59). Dabritz s’est offert un doublé (8-0, 73). Dès le retour de la mi-temps, Grace Geyoro a aussi trouvé le poteau (47) et Yzeure a dû attendre la 60e minute pour déclencher son unique tir cadré par Maëlys Goumeziane.