OGC Nice-ASSE : « Qu’ils restent chez eux », la charge de Christophe Galtier contre des supporteurs niçois après un chant insultant la mémoire de Sala

REACTION Le coach de l'OGC Nice a réagi avec colère et émotion au chant offensant la mémoire d’Emiliano Sala, entonné par des spectateurs mercredi soir

Fabien Binacchi
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Le coach de l'OGC Nice Christophe Galtier
Le coach de l'OGC Nice Christophe Galtier — A. Benayache / Sipa

C’est avec des larmes de colère dans les yeux que Christophe Galtier a condamné l’attitude de certains supporteurs de Nice ce mercredi soir, pendant le match remporté contre Saint-Etienne. « Qu’ils restent chez eux. On gagnera sans ces personnes », a répété le coach des Aiglons, « sans mot » pour qualifier le chant offensant la mémoire d’Emiliano Sala, entonné par ces spectateurs en début de rencontre.

« Il n’y a pas d’adjectif pour définir ce que j’ai entendu », s’est emporté l’entraîneur en conférence de presse. A la 9e minute du match, des voix émanant de la Populaire Sud ont détourné un air créé en l’honneur du joueur du FC Nantes mort en mer dans un accident d’avion en 2019. « C’est un Argentin qui ne nage pas bien, Emiliano sous l’eau, Emiliano sous l’eau », ont-ils chanté, voulant sans doute viser le club qui a battu le Gym, samedi, en finale de la Coupe de France.

« C’est surréaliste »

« Insulter la mémoire d’une personne décédée, c’est surréaliste », a ajouté, ému, Christophe Galtier. « En mon nom, en celui de mes joueurs, de mon staff, je tiens à présenter nos excuses à la famille d’Emiliano Sala et au FC Nantes », a-t-il ajouté. Dans un communiqué, le club a également « condamné avec la plus grande fermeté » cette « provocation impensable et abjecte d’une minorité de ses supporteurs ».



Le coach s’est aussi montré excédé par d’autres slogans entendus dans le stade. A plusieurs reprises, les mêmes groupes de supporteurs ont également copieusement insulté l’arbitre de Nice-Nantes, Stéphanie Frappart.

« On dit que les tribunes sont le reflet de notre société. Si c’est ça notre société, on est bien dans la merde », a lâché le technicien, rappelant au passage que la juge du match « n’était pour rien » dans la défaite du club azuréen. « Si nous avons perdu, c’est à cause de nous. »