Tennis : « Trop de choses deviennent difficiles », explique Gilles Simon, futur retraité

TENNIS Gilles Simon a justifié sa décision de prendre sa retraite sportive par ses difficultés physiques, et son désir de passer davantage de temps auprès de ses enfants

Q.B. avec AFP
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Gilles Simon à Moscou l'an passé.
Gilles Simon à Moscou l'an passé. — Mikhail Tereshchenko/TASS/Sipa U/SIPA

Sur le circuit depuis vingt ans, Gilles Simon passera à autre chose au terme de la saison en cours. « J’ai envie de m’occuper de mes enfants. Ils auront 9 et 12 ans à la fin de l’année, il serait temps qu’ils découvrent leur père. Et une fois que je les aurai saoulés, je ferai quelque chose d’autre », glisse le Niçois à l’AFP, pour qui « trop de choses deviennent difficiles ».

« Chaque année, je prends trois ans dans mon corps, estime le joueur de 37 ans. Le corps ne bouge plus, ne réagit plus, je ne peux pas me permettre d’y aller à fond à cause du risque de blessure. Avant, je me disais : "Je vais tous vous bouffer physiquement. Je m’en fous, ça peut durer aussi longtemps que vous voulez. Ouais j’ai mal mais si j’ai mal, t’as encore plus mal que moi, donc ça va". Maintenant, c’est l’inverse, c’est moi qui ai mal avant les autres. »

L’ancien numéro 6 mondial, en lice au Challenger de Heilbronn cette semaine, a déjà coché un certain nombre de rendez-vous pour profiter au maximum de ses derniers mois sur le circuit : « Un tournoi comme Metz, j’ai envie de le jouer parce que je l’ai gagné trois fois, deux fois devant mes enfants. Si je peux jouer les qualifs de l’US Open, j’en serai hyper content. J’ai envie de jouer une dernière fois sur gazon, ma surface préférée, et c’est aussi pour ça que je n’arrête pas à Roland-Garros. » En tout cas on te le souhaite, Gillou.