FC Nantes - Bordeaux : « Il nous a un peu crié dessus... » Comment le FCN a basculé dans une autre dimension à la mi-temps
FOOTBALL•Dans le dur en première mi-temps face à des Bordelais bien en place, le FC Nantes est revenu du vestiaire en arborant un tout autre visage. Le FCN prouve encore sa capacité à renverser un matchPierre-Alexandre Aubry
L'essentiel
- Mené 2-0 à la pause, le FC Nantes a réalisé une première période plus que médiocre.
- Les Nantais se sont très vite repris en seconde période, après un passage au vestiaire un peu chaud où leur coach Antoine Kombouaré a haussé le ton.
- «C’est la plus mauvaise entame de notre équipe cette saison », a jugé ce dernier, malgré la victoire 5-3 des Canaris.
Au stade de la Beaujoire,
C’était un peu Dr Jekyll et Mister Hyde. A la Beaujoire, le FC Nantes a montré deux visages face aux Girondins de Bordeaux. Un premier qui a permis aux Girondins de mener 2-0 à la pause. Une vraie soupe à la grimace pour les supporteurs nantais. Car les Canaris n’ont pratiquement rien montré de bon dans le premier acte qui les a opposés au rival bordelais. Incapables de se montrer dangereux malgré une belle possession de balle (60 %), les Nantais étaient comme méconnaissables, et se sont fait surprendre.
Les mots du coach nantais, Antoine Kombouaré, après le match sont cinglants lorsqu’il évoque la première période de ses protégés : « C’était un match amical en première mi-temps. On n’a rien fait : pas d’engagement, pas de duel gagné. Une entame de match catastrophique. C’est la plus mauvaise entame de notre équipe cette saison. » Un constat partagé par Randal Kolo Muani, qui a pourtant été l’un des seuls Nantais (avec Blas) à tenter de bousculer la défense adverse en première période. « On a pris ce match à la légère. Ils nous sont rentrés dedans et on était en dilettante », analyse l’attaquant.
Une petite soufflante aux vestiaires
Au regard du score final (5-3), difficile alors de ne pas imaginer le discours du coach à la mi-temps, où les Nantais se sont très certainement fait remonter les bretelles. « Le coach nous soude comme des frères, tous ensemble », lance d’abord Randal Kolo Muani à l’issue de la rencontre. « Bon, il nous a un peu crié dessus, pas mal même. Il a dit un peu de gros mots, mais il avait raison ! On est passés à côté de cette première mi-temps. » Une petite soufflante qui aura permis au FCN de rapidement se remettre la tête à l’endroit, et revenir au score en cinq minutes. Un scénario qui rappelle un peu celui du match face à Lens, en décembre dernier à la Beaujoire (0-2 puis 3-2).
Les Nantais peuvent être renversants. Ils savent se transcender, retrouver de l’allant. Jusqu’à planter cinq pions à des Bordelais totalement dépassés en seconde période. « C’était une 2e mi-temps de dingue, parfois du grand n’importe quoi avec de l’attaque-défense. On a fait basculer la réussite de notre côté », explique Antoine Kombouaré. Kolo Muani ajoute : « On a su rectifier le tir. C’est un peu fou ! Il faut avoir les reins solides pour assister à des matchs comme ça ! »
« On a les défauts de nos qualités »
Après leur défaite (3-2) au Vélodrome mercredi dernier et leur victoire face à Bordeaux (5-3), les supporteurs nantais ne se sont pas ennuyés ! 13 buts en deux matchs du FC Nantes, dont cinq encaissés. De quoi s’inquiéter ? Le coach du FCN reste lucide sur ce point. « C’est superbe, même s’il y a beaucoup de choses à corriger. On a les défauts de nos qualités. Il faut maintenant trouver un juste équilibre. Ce sont des buts évitables. C’était un avertissement sans frais. »
Au moins, cette victoire du FC Nantes lui permet de « réenclencher une dynamique », après une seule victoire à Clermont lors des six matchs précédents. Ceux qui ont suivi, à un match près, la qualification des Nantais en finale de la Coupe de France. S’imposer dans un derby était « essentiel », à deux semaines du Stade de France, où Nantes affrontera l’OGC Nice.



















