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A Nantes, le black-out de Bordeaux qui voit le maintien s'éloigner

FC Nantes - Bordeaux : «Comment on peut exploser comme ça ?» Les Girondins s'écroulent et disent presque au-revoir au maintien

FOOTBALLAprès avoir mené 2-0 à la mi-temps face à Nantes, les Girondins de Bordeaux ont connu un énorme trou d’air en seconde période et s’inclinent 5-3. A quatre journées de la fin, l’opération maintien se complique sérieusement
Pierre-Alexandre Aubry

Pierre-Alexandre Aubry

L'essentiel

  • A Nantes, les Girondins de Bordeaux avaient bien lancé leur match en menant 2-0 à la mi-temps.
  • Bordeaux a ensuite encaissé cinq buts en une mi-temps. L’équipe s’est écroulée, elle aurait pu revenir au score sur penalty.
  • Au classement, Bordeaux reste 19e, à quatre points de Saint-Etienne, barragiste.

Au stade de la Beaujoire,

« J’ai vraiment l’impression de me répéter et connaître les mêmes sentiments à chaque fois ». La mine déconfite, David Guion tente de trouver les explications à la déculottée que vient de subir son équipe. Le coach des Girondins de Bordeaux accuse le coup. Six buts encaissés à Lyon il y a une semaine, deux contre Saint-Etienne et cinq à Nantes… Les Bordelais ont encaissé un total de treize buts en une semaine. Cela fait d’ores et déjà des Girondins la plus mauvaise défense de l’histoire de la L1 au 21e siècle avec 84 buts encaissés, en attendant de faire encore mieux (pire) sur les quatre journées qui reste.

Les Girondins avaient pourtant pris le match par le bon bout face au rival nantais, en menant 2-0 à la pause. Puis Guilavogui et les siens ont connu une sorte de black-out total dès le retour du vestiaire. « A la mi-temps, on était tous d’accord pour faire attention à l’entame de 2e période des Nantais. Je l’ai écrit en gros au tableau : gardez le ballon », explique David Guion.

« Il ne faut pas se voiler la face »

Mais rien à faire. Les joueurs bordelais ont totalement perdu leur football en quelques minutes, laissant les Nantais revenir à 2-2 dès la 51e minute. « On ne sait pas tenir un résultat actuellement », répète David Guion. « C’est très difficile à admettre, à concevoir. À nouveau, ça se produit, mais je constate que les joueurs ne sont pas capables de régler ce problème. Comment on peut d’un seul coup être aussi peu efficaces défensivement. Comment, en 2e mi-temps, on peut leur donner autant de cartouches ? On a eu notre chance et on n’a pas su la saisir. » Les Nantais, eux, ne se sont pas fait prier pour punir leur rival. Au grand désarroi des quelques centaines de supporteurs bordelais venues faire le déplacement à la Beaujoire.

Un constat que partage Benoit Costil, titulaire dans les cages et totalement impuissant face au laxisme défensif de son équipe. « On fait une bonne première mi-temps. Derrière on vole en éclat très vite. » A quatre journées de la fin de la saison, les Girondins sont-ils capables de se remettre d’un tel scénario ? « C’est un devoir », lance d’abord le gardien, avant d’enchaîner : « On sait que ça va être très difficile, Il ne faut pas se voiler al face. On a du retard, notre dynamique est difficile. Mathématiquement, ce n’est pas encore fait mais il y a urgence. Comment on peut exploser comme ça en prenant cinq buts en une mi-temps ? Je n’ai même pas les explications… »

Bordeaux dans le rouge

Pour noircir ce tableau bordelais déjà bien sombre, l’équipe a eu la possibilité de revenir à 4-4 à quelques minutes de la fin. Jimmy Briand s’est chargé d’un penalty obtenu, mais Lafont a repoussé le tir de l’attaquant. A croire que rien ne pouvait aller dans le sens des Girondins à la Beaujoire. « Peut-être que c’est ce qu’on mérite. La chance, elle se provoque. On n’a pas ça, c’est qu’on ne fait pas assez. » Les Girondins de Bordeaux naviguent toujours à quatre points de Saint-Etienne, barragiste. Ça commence à sentir fort la L2, quand même.