Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Une cycliste transgenre déclarée inéligible pour une course féminine

Cyclisme : La coureuse transgenre Emily Bridges déclarée inéligible pour une épreuve féminine

POLEMIQUEEmily Bridges, cycliste transgenre, a été empêchée par l’UCI de participer à l’épreuve féminine des championnats de Grande-Bretagne d’omnium, samedi
Nicolas Stival

N.S. avec AFP

Elle avait été initialement autorisée à s’inscrire. Finalement, Emily Bridges ne pourra pas participer aux championnats nationaux britanniques d’omnium, samedi à Derby. La cycliste transgenre a été déclarée inéligible mercredi par l'Union cycliste internationale (UCI). British Cycling, en charge des championnats nationaux, l’a révélé dans un communiqué, alors qu’elle avait d’abord permis à Bridges de s’aligner dans le cadre de sa politique de participation des transgenres et des non-binaires.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Selon les informations du journal britannique The Guardian, Emily Bridges, qui a commencé un traitement hormonal l’an dernier, doit attendre l’expiration de son enregistrement à l’UCI en tant que coureur masculin avant de pouvoir concourir en tant que femme. Le règlement de British Cycling, mis à jour en janvier 2022, exige quant à lui que les coureurs démontrent un faible taux de testostérone pendant douze mois avant la compétition.

Vive controverse

La décision initiale d’autoriser Bridges à concourir ce week-end avait suscité une vive controverse, les autres sportives menaçant de boycotter la course. « Il n’aurait pas été juste de demander à Laura Kenny [quintuple championne olympique sur piste] et aux autres coureuses que Bridges aurait affrontées de devoir courir contre une rivale ayant les avantages d’un homme biologique », a déclaré de son côté l’ancienne nageuse olympique britannique Sharron Davies jeudi dans le Times, précisant qu'« aucune réduction de testostérone ne pouvait atténuer cela ».

Il y a une dizaine de jours, le président de World Athletics Sebastian Coe avait exprimé dans le même journal sa crainte de voir le sport féminin fragilisé par la participation de sportives transgenres. « Nous devons vraiment faire le plus possible confiance à la science », a déclaré Coe pour qui « il ne fait aucun doute que [le taux de] testostérone est le déterminant clé de la performance ».

Sa déclaration faisait écho à la performance réalisée quelques jours plus tôt par Lia Thomas, première nageuse transgenre à remporter un titre universitaire, avec plus d’une seconde d’avance sur sa première poursuivante. Cette victoire avait créé une forte polémique aux Etats-Unis.