ATP : « Une erreur de persévérer », Rafael Nadal abandonne l’idée de redevenir numéro 1 mondial

TENNIS Vainqueur de l'Open d'Australie, Rafael Nadal a effectué une brillante entrée en matière à Acapulco. Homme en forme du circuit masculin, l'Espagnol ne se voit néanmoins plus briguer la place de numéro 1 mondial

W.P, avec AFP
— 
Rafael Nadal, à Acapulco
Rafael Nadal, à Acapulco — Eduardo Verdugo/AP/SIPA

Rafael Nadal va toujours aussi bien. Fort de son 21e titre en Grand Chelem acquis à la sueur de son front à l’Open d’Australie, l’Espagnol a réalisé un premier match de qualité à Acapulco, où il a battu sans peine Denis Kudla (6-3, 6-2). Premier à la race devant Medvedev et avec un Djokovic qui s’élimine tout seul du game avec ses histoires de vaccin, Rafa peut-il retrouver la place de numéro 1 mondial ? L’intéressé est catégorique : c’est non.

« Je pense que c’est désormais une époque révolue. Mes problèmes physiques m’empêchent malheureusement de pouvoir encore espérer redevenir Numéro un », a-t-il regretté en conférence de presse mardi après sa victoire contre l’Américain Denis Kudla.

Freiné par un physique capricieux

Nadal est devenu numéro 1 pour la première fois le 18 août 2008 et n’a plus eu cet honneur depuis le 10 janvier 2020. Il se maintient toutefois dans les cinq premiers mondiaux, actuellement à 50 points du 4e, le Grec Stefanos Tsitsipas, et 1.587 points devant le 6e, l’Italien Matteo Berrettini. « Je me suis parfois senti en position d’être le Numéro un mais ma condition physique ne me le permettait pas. Aujourd’hui, mes objectifs sont différents, je ne vais pas poursuivre ce but, ce serait une erreur de persévérer », a souligné le Majorquin.

Avant sa victoire en Australie, il avait été écarté des courts pendant plus de quatre mois pour soigner une blessure au pied gauche et avoir contracté le coronavirus en fin d’année dernière. « Cela fait des années que je joue plutôt peu, a rappelé Nadal. On me demande si je vais encore réduire le nombre de mes apparitions mais si je les réduisais encore davantage, je ferais aussi bien de quitter le tennis. »