Coupe de France : Privé du stade de Cannes, le Cannet-Rocheville se retrouve sans solution pour recevoir l’OM

FOOTBALL Le match des 32e de finale entre le club de National 3 et celui de L1 est programmé le dimanche 19 décembre en début d’après-midi

Fabien Binacchi
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Des policiers sur le bord de la pelouse du stade Pierre-de-Coubertin, à Cannes (Archives)
Des policiers sur le bord de la pelouse du stade Pierre-de-Coubertin, à Cannes (Archives) — ANP / 20 Minutes
  • Le club de National 3 se « faisait une joie d’accueillir » celui de L1 mais « le rêve a viré au cauchemar », a regretté ce lundi le président de l’Entente sportive Cannet-Rocheville Emmanuel Stella.
  • Si le match avait lieu à Cannes, le préfet redoute « la présence quasi certaine de supporteurs "ultras" de Nice » et indique que « des contraintes très fortes pèsent actuellement sur l’emploi des forces mobiles » de sécurité.

Le petit poucet l’Entente sportive Cannet-Rocheville (ESCR) face au mastodonte Marseille, c’est l’une des affiches des 32e de finale de la Coupe de France. Et si le club de National 3 se « faisait une joie d’accueillir » celui de L1, « le rêve a viré au cauchemar », a regretté ce lundi le président de l’ESCR Emmanuel Stella. Le préfet des Alpes-Maritimes a refusé que cette rencontre ait lieu dans le stade de Cannes, la ville voisine, pour des questions de sécurité.

« Pour le moment, on ne trouve pas de solution », déplore auprès de 20 Minutes Christian Lopez, le directeur technique du club du Cannet. Les abords du terrain de la commune n’étant pas adaptés à une rencontre de ce calibre, l’ESCR avait sollicité le maire de Cannes pour mettre à disposition le stade municipal Coubertin, situé à l’ouest de la cité des festivals. Une option pour laquelle le préfet des Alpes-Maritimes « ne peut se prononcer favorablement », appuie la préfecture dans un communiqué transmis ce lundi.

L’ombre du match Nice-Marseille du 22 août

Elle rappelle que David Lisnard était « favorable sur le principe » à accueillir le match « mais à la condition expresse de la présence de forces de l’ordre en très grande quantité et de façon garantie » par l’Etat. « Or, des contraintes très fortes pèsent actuellement sur l’emploi des forces mobiles », avancent les Services de l’Etat, évoquant « les engagements dans les Outre-mer, la lutte contre l’immigration irrégulière à nos frontières » et « la période sensible des fêtes de fin d’année ».

Le préfet redoute aussi « la présence quasi certaine de supporteurs "ultras" de Nice », « après les très graves incidents survenus lors de la rencontre OGC Nice-Olympique de Marseille du 22 août dernier. Il souligne que « le risque d’affrontements entre supporteurs est élevé » et demande donc aux deux clubs ainsi qu’à la Fédération française de football (FFF) « d’identifier un autre lieu adapté aux enjeux de sécurité de ce match, quitte à en changer la date ».

Jouer au Vélodrome aux frais de Marseille ?

« Il reste peu d’options, répond Christian Lopez. Et il est hors de question d’aller jouer à Martigues ou Istres. » Ces villes des Bouches-du-Rhône proches de Marseille ont également été proposées. « Même si l’on trouvait un terrain de repli dans les Alpes-Maritimes, les contraintes de sécurité seraient les mêmes », explique le responsable, qui « voit, sinon, une autre solution ».

« Ce serait de jouer cette rencontre au Vélodrome. Il en coûterait 300.000 à 350.000 euros. Nous ne pouvons pas assumer un tel investissement mais si Marseille était prête à le faire, ce serait un super geste de leur part et un excellent souvenir, dans tous les cas, pour nous », dit-il.

Interrogé par l’AFP, l’OM fait savoir que cette option n’a jamais été écartée, même si elle serait coûteuse pour le club. La direction du club estime néanmoins que la balle n’est pas dans son camp, mais dans ceux du préfet des Alpes-Maritimes et de la FFF.