OM – ESTAC : Le retour d’un Marseille pragmatique, souvenirs d’André Villas-Boas

FOOTBALL L’Olympique de Marseille a battu l’Estac sur le plus petit des scores dimanche, en clôture de la 15e journée de Ligue 1

Adrien Max
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Jorge Sampaoli, contre Troyes.
Jorge Sampaoli, contre Troyes. — Nicolas TUCAT / AFP
  1. L’Olympique de Marseille a renoué avec la victoire contre Troyes (1-0) dimanche soir au stade Vélodrome.
  2. Mais les Marseillais n’ont pas convaincu dans le jeu.
  3. Le plus important reste la victoire pour Sampaoli et Alvaro, en faisant preuve d’un pragmatisme qui nous rappelle un certain André Villas Boas.

Au stade Vélodrome,

L’impression d’un bond en arrière. L’Olympique de Marseille a fait le strict minimum dimanche soir, en s’imposant 1 but à 0 contre Troyes au stade Vélodrome. Une première victoire depuis celle contre Clermont (déjà 1-0) le 31 octobre dernier, avant un enchaînement de matchs nuls et de défaites.

Et c’est bien là le principal pour Jorge Sampaoli, trois jours après une défaite à Galatasaray (4-2) synonyme d’élimination en Ligue Europa. « Il y a toujours la nécessité de gagner. C’est ce qui permet de survivre dans ce métier. Donc la victoire est bienvenue. C’était difficile dernièrement, donc c’est bien d’avoir la possibilité de renouer avec la victoire et de se battre avec le haut du classement. On sera à la deuxième place si on gagne notre match en retard », s’est satisfait l’entraîneur argentin.

Une déclaration, une situation comptable et une qualité de jeu douteuse, comparable à la saison dernière, lorsque André Villas Boas était encore sur le banc olympien. Ce n’est pas parce que le match était à huis clos et que la non ambiance nous a renvoyés à de mauvais souvenirs, que l’on dit ça. Les Marseillais n’ont pas cadré une seule de leur frappe durant toute la première mi-temps, et c’est finalement Pol Lirola qui leur a évité de vivre une nouvelle purge en ouvrant le score dans le dernier quart d’heure (74e). Ce ne sont pas les deux nettes occasions manquées par Milik (62, 71e), qui effacent la piètre prestation offensive des Marseillais, déjà entrevue contre Metz il y a trois semaines (0-0).

« Je ne veux faire plaisir à personne, je veux juste gagner »

Un pragmatisme à la AVB partagé par Alvaro, titulaire dimanche soir. Comme lorsqu’il est interrogé sur le jeu « moins flamboyant » proposé par ses coéquipiers : « On a gagné. Je ne veux faire plaisir à personne, je veux juste gagner. L’équipe aussi. On doit changer de mentalité. Je ne veux pas faire plaisir à la presse, je veux gagner. A la fin de la saison, si on est 6e au classement alors qu’on a bien joué, je préfère être 1er, 2e ou 3e. »

Pour Jorge Sampaoli, c’est plus du côté de l’inexpérience qu’il faut regarder : « On a eu des fluctuations dans le développement de notre jeu, qui ont généré une baisse du rendement collectif. Mais on a une équipe jeune et nouvelle et j’espère qu’on retrouvera cette image d’équipe décidée et agressive. Il y a eu une période où on devait gagner et où on ne gagnait pas. Cela crée des tensions et de la précipitation. » Espérons que cette victoire servira de déclic à ses hommes, qui sont méconnaissables depuis la défaite contre Lens (3-2), voilà maintenant deux mois.

Payet toujours au top

Bonne nouvelle néanmoins, Jorge Sampaoli peut lui compter sur un Dimitri Payet au top de sa forme, contrairement à la saison dernière. De retour dans le onze titulaire après son agression à Lyon, puis sa suspension en Turquie, le meneur de jeu a encore fait la différence malgré un match sur courant alternatif. « On est heureux que Payet soit revenu et qu’il soit à son meilleur niveau. C’est un joueur très talentueux, qui fait de grosses différences, c’est un leader de jeu. Il nous est très utile dans notre projet et j’espère surtout que ce qui lui est arrivé ne se reproduira pas, pour ne pas que gagnent les agresseurs », a rappelé son entraîneur.

Autre motif de satisfaction, les Marseillais ont su gagner sans Boubacar Kamara, chose rare. Le minot, en pleine négociation sur un éventuel prolongement, est resté assis sur le banc. « L’absence de Kamara était un choix uniquement sportif, de rotation. On a joué jeudi en Turquie, c’est un long voyage. Sa situation contractuelle ne concerne que lui et le club, pas moi », a-t-il tranché. Jorge Sampaoli a de toute façon déjà bien assez à faire pour redonner l’allant offensif de son équipe aperçu en début de saison, et ce dès mercredi contre Nantes.