Natation : Un grand entraîneur hongrois accusé de harcèlement physique et psychologique

ENQUETE Plusieurs nageurs ont dénoncé les méthodes de Gyorgy Turi et une enquête va être ouverte par la Fédération

20 Minutes avec Agences
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De nombreux nageurs ont témoigné de violences physiques et psychologiques.
De nombreux nageurs ont témoigné de violences physiques et psychologiques. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La Fédération hongroise de natation va lancer une enquête sur des accusations de harcèlement physique et psychologique visant un de ses entraîneurs principaux et portées par plusieurs nageurs, a annoncé l’instance dans un communiqué jeudi. Un comité examinera les plaintes accusant Gyorgy Turi, 64 ans, qui a entraîné le double champion du monde et sextuple médaillé olympique Laszlo Cseh et d’autres nageurs de haut niveau hongrois, a indiqué la Fédération dans un communiqué publié sur son site.

Une « terreur psychologique »

« (Turi) a annoncé à la réunion qu’il coopérerait avec le comité sur tous les aspects et suspendrait volontairement ses activités de vice-président technique de la Fédération et de directeur du comité d’entraînement jusqu’à ce que l’enquête soit terminée », ajoute l’organisme dans le communiqué.

Laszlo Cseh, star de la natation hongroise et qui a été entraîné par Turi durant la majeure partie de sa carrière jusqu’en 2014, a déclaré dans une interview en octobre que les méthodes d’entraînement impliquaient de soumettre les nageurs à un harcèlement physique et à une « terreur psychologique ».

L’entraîneur se défend

Depuis sa prise de position, plusieurs autres nageurs ont révélé dans les médias hongrois que Turi s’était rendu coupable de harcèlement physique allant jusqu’à tirer un nageur dans l’eau par les cheveux et en frapper un autre dans les toilettes. Une nageuse a expliqué dans une interview que Turi, connu sous le surnom de « tsar », les comparait à des porcs s’il remarquait qu’ils prenaient du poids.

L’entraîneur, qui a admis avoir frappé un nageur au visage et se servir d’un bâton pendant ses séances d’entraînement, a défendu ses méthodes dans des interviews récentes. « Que celui qui n’a jamais sorti d’enfant de la piscine dans les années 1980 de manière plus agressive que ce qui est acceptable aujourd’hui me jette la première pierre », a-t-il réagi auprès du site d’information 24.hu jeudi.