Stade Rennais-PSG : Le préfet autorise le déplacement des supporters parisiens dans un climat tendu

ULTRAS Plusieurs affrontements entre ultras ont eu lieu en Ligue 1, provoquant notamment la mise en sommeil du RCK

C.A.
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Illustration des ultras du PSG, qui seront autorisés à se rendre à Rennes pour le match face au Stade Rennais ce dimanche.
Illustration des ultras du PSG, qui seront autorisés à se rendre à Rennes pour le match face au Stade Rennais ce dimanche. — A. Morissard / Chine Nouvelle

On ne s’attendait pas à ça. A trois jours de la réception du PSG au Roazhon Park, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a autorisé le déplacement de 650 spectateurs dans le parcage visiteurs. Une décision qui peut surprendre tant le début de saison a été houleux entre supporters des clubs de Ligue 1. De Lille à Nice en passant par Angers, plusieurs rencontres ont débouché sur des affrontements en tribunes ou par un envahissement de la pelouse. A Rennes, de nombreux supporters s’interrogent face à cette décision, d’autant plus depuis la mise en sommeil du Roazhon Celtic Kop. Victime d’un vol de bâche – un véritable affront dans le monde des ultras – le RCK avait dénoncé le « guet-apens » dont avaient été victimes l’un de ses adhérents et un membre de sa famille. Certaines sources évoquaient la responsabilité d’ultras proches du PSG.

Le RCK sera-t-il là ce dimanche ? Difficile à dire. Après la victoire éclatante face à Clermont le 22 septembre, les ultras du Stade Rennais avaient annoncé la suspension de leurs activités en raison du vol de leur bâche. Le RCK avait annoncé « la suspension de la totalité des activités en tribunes et en dehors pour une durée indéterminée ».

Cet épisode n’a pas empêché la préfecture d’autoriser le déplacement des Parisiens. Il leur faudra pour cela « se rendre à Rennes en transports collectifs ». La préfecture précise « qu’un point de rendez-vous obligatoire est fixé » afin que les derniers kilomètres du cortège soient encadrés par les forces de l’ordre. Les autorités précisent par ailleurs que les pétards et fumigènes sont interdits tout comme les drapeaux et banderoles « dont les inscriptions appellent à la provocation, à la violence ou à la haine ».