OM – Galatasaray : L’Olympique de Marseille fait tout « pour éviter les points de frictions »

SECURITE La sécurité autour du match de Ligue Europa entre l’Olympique de Marseille et Galatasaray, jeudi soir, inquiète

Adrien Max
— 
Les incidents avec les supporters du Fenerbahçe en 2012.
Les incidents avec les supporters du Fenerbahçe en 2012. — GERARD JULIEN / AFP
  • L’Olympique de Marseille accueille Galatasaray jeudi soir pour la 2e journée de Ligue Europa.
  • La préfecture de police a annoncé des « mesures de sécurité renforcées », autour de ce match avec une séparation des flux des supporters des deux équipes.
  • L’OM ne peut interdire à des supporters de Galatasaray d’acheter des places dans les tribunes latérales, et le marché noir est une réalité dans les virages, mais le club a mis en place un espace dédié aux supporters turcs sur sa billetterie afin qu’ils soient rassemblés en parcage visiteurs.

Un match à haut risque. Deux jours avant la rencontre de Ligue Europa entre l'Olympique de Marseille et le club turc de Galatasaray, la préfecture de police a annoncé mardi matin « des mesures de sécurité renforcées » pour ce match.

Plusieurs réunions de préparations ont eu lieu sous l’égide de la préfecture de police en présence de l’Olympique de Marseille et de tous les services concernés pas les mesures à mettre en œuvre. « L’objectif principal est de s’assurer de la séparation des flux de supporters des deux équipes et d’éviter tout trouble à l’ordre public en centre-ville et aux abords du stade ».

« La référence, c’est le match contre Fenerbahçe en 2012 »

Pour cela, « tous les supporters ayant acquis leur billet à travers le Galatasaray Spor Kulubu seront placés en zone visiteurs », « il a été demandé à l’Olympique de Marseille de prévoir une billetterie séparée permettant à toute personne soutenant le club de Galatasaray d’acquérir un billet en "zone visiteurs" sécurisée », « une zone tampon vide de spectateurs sera mise en œuvre aux abords de la tribune visiteurs » et « les déplacements des joueurs et des groupes constitués de supporters adverses seront encadrés par la police nationale ».

Pour Jacques Cardoze, le directeur de la communication de l’OM, « la référence, c’est le match contre Fenerbahçe en 2012. Evidemment la position du club a été très tôt de se dire qu’on allait tout faire pour éviter les débordements et des points de frictions ». En 2012, déjà pour un match de Ligue Europa, des bagarres avaient éclaté dans le virage nord, puis dans le virage sud et en tribunes latérales entre supporters turcs et marseillais. « Des consignes claires avaient été données pour ne pas laisser entrer les supporters adverses hors de leur tribune mais il était impossible de les reconnaître parmi des gens habillés comme vous et moi », avait expliqué à l’époque Guy Cazamont, le responsable de la sécurité du club.

« Faites gaffe à qui vous revendez vos places, c’est une question de sécurité »

Jacques Cardoze l’assure, « ça n’arrivera pas dans les virages avec certitude », en raison de la non-commercialisation de billet à l’unité en virage pour les non-membres de groupe des supporters de l’OM. Mais le marché noir existe, et les messages de prévention se multiplient au sein de la communauté de l’OM sur les réseaux sociaux. « A ceux qui ne peuvent pas venir jeudi, faites bien gaffe à qui vous revendez vos places. C’est une question de sécurité », prévient l’un. « Les gars, vérifiez bien à qui vous vendez vos places pour le match de jeudi, je me fais harceler par des Turcs pour leur revendre la mienne », alerte un autre.

L’Olympique de Marseille a donc essayé d’être pro active en proposant à tous les sympathisants de se retrouver dans le parcage visiteurs. « Nous avons augmenté sa capacité à 3.400 places alors nous étions à un peu plus de 500 places contre Lens. Il n’y aura pas de supporters venant de Turquie et la tribune visiteurs est réservée pour les supporters de Galatasaray venant de France, d’Allemagne ou de Belgique. Nous avons eu des demandes officielles, on les a dirigés vers cette tribune réservée », a-t-il détaillé.

Mais comme l’admet le directeur de la communication, « nous n’avons pas de garanties, on ne peut pas interdire aux supporters de Galatasaray de se rendre dans d’autres zones du stade. Mais à l’inverse notre décision a été de se dire "réservons une grande zone où vous pouvez vous retrouver entre supporters de ce club" ». Encore 1.000 places étaient disponibles mardi soir dans cette zone. Le dispositif de sécurité sera à son maximal à l’intérieur du stade Vélodrome, pour cette rencontre entre deux clubs de deux nations au contexte politique compliqué, qui pourrait accueillir pas moins de 45.000 supporters au total.