Euro 2020 : L'UEFA veut des spectateurs dans les stades cet été

FOOTBALL L'UEFA veut du monde en tribune pour l'Euro 2020, et pas qu'un peu

W.P, avec AFP
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L'Arena de Saint-Petersbourg accueillera quatre matchs de l'Euro 2020
L'Arena de Saint-Petersbourg accueillera quatre matchs de l'Euro 2020 — Dmitri Lovetsky/AP/SIPA

On ne sait pas dans quel monde vivent les dirigeants de l'UEFA, mais dans le leur, l' Euro 2020 se jouera absolument avec du public dans les stades. L’instance du foot européen prévoit donc d’ajuster son plan pour les 12 villes hôtes de la compétition d’ici avril si certaines d’entre elles ne peuvent se permettre d’accueillir des supporters.

Si une ville venait à proposer un scénario à huis clos, « les rencontres qui devaient s’y tenir » pourraient « être transférées » dans d’autres villes qui ont la capacité d’accueillir des spectateurs, a indiqué l’UEFA.

Le stade plein dans les options

Dimanche, son patron Aleksander Ceferin​ avait affirmé au journal croate Sportske Novosti que les matches de l’Euro (11 juin-11 juillet), déjà reportés d’un an en raison de la pandémie, ne seraient « pas disputés devant des tribunes vides ».

« Tous les hôtes devront garantir la présence des supporters », avait insisté le dirigeant, alors que l’instance envisageait jusque-là quatre options pour chaque ville : stade plein, 50 à 100 % de spectateurs, 20 à 30 %, ou un huis clos.

Alors que la propagation des variants du Covid-19 empêche tout relâchement des précautions sanitaires en Europe, une telle exigence pourrait impliquer un regroupement du tournoi dans « dix ou 11 pays » plutôt que 12, d’après le patron de l’UEFA.

L’instance européenne a donné jusqu’au 7 avril à chaque ville pour « soumettre leur scénario », et compte trancher « au plus tard » lors de son comité exécutif le 19 avril, à la veille de son congrès annuel prévu à Montreux.

Avantages et inconvénients du format

Déjà compliqué d’un point de vue logistique, cet Euro paneuropéen suscite des doutes depuis des mois en raison des restrictions de déplacement variables d’un pays à l’autre, laissant délégations et supporteurs dans le flou.

Mais ce format « est aussi une chance », parce que « si on ne peut plus rien faire dans un pays, il en reste onze autres dans lesquels les préparatifs sont déjà en cours », argumentait début mars le médecin Daniel Koch, ancien « M. Covid » de la Suisse devenu le conseiller sanitaire de l’UEFA.