Euro 2020 : Un format à 12 pays représente « une grande difficulté, mais aussi une chance », selon le M. Covid de l’UEFA

FOOTBALL Selon le conseiller sanitaire de l’UEFA, le format de cet Euro dans 12 pays peut s’avérer très utile en cette période de pandémie

A.L.G. avec AFP

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Pour le moment, l'Euro 2020-2021 est maintenu dans sa forme actuelle.
Pour le moment, l'Euro 2020-2021 est maintenu dans sa forme actuelle. — Olga MALTSEVA / AFP

Hasard du calendrier, c’est au moment même où Boris Johnson, le premier ministre britannique, a annoncé que l’Angleterre se portait volontaire pour accueillir tous les matchs de l' Euro que l’UEFA a décidé d’envoyer son conseilleur Covid-19 dire à peu près tout le contraire. A savoir qu’à l’heure actuelle l’UEFA reste sur sa ligne directrice du début : faire disputer l’Euro dans 12 villes de 12 pays différents, et ce malgré l’épidémie de coronavirus qui frappe encore partout sur le continent.

S’il exclut presque à 100 % un nouveau report de la compétition, Daniel Koch, l’ancien « M. Covid » de la Suisse devenu depuis le conseiller sanitaire de l'UEFA, se montre même optimiste quant à l’évolution de la situation sanitaire d’ici à l’été prochain. « Dans presque tous les pays, la situation est bien meilleure qu’il y a quelques semaines : les contaminations diminuent et la surcharge des hôpitaux également. Je suis persuadé qu’à l’été, la situation épidémique sera sans comparaison avec celle de cet hiver », a-t-il expliqué mardi.

Quid de l’accueil du public dans les différents pays ?

Pour lui, ce format inédit à 12 pays représente à la fois « une grande difficulté, mais aussi une chance ». Pourquoi ? Parce que « d’un côté il faut discuter avec tous ces pays, avec toutes les villes aussi, parce que ce sont les gouvernements qui décideront de ce qui sera possible ou ne le sera pas. Il y aura probablement des différences d’un endroit à l’autre. Mais ce n’est pas seulement un problème : si on ne peut plus rien faire dans un pays, il en reste onze autres dans lesquels les préparatifs sont déjà en cours. Alors que si l’on est fixé sur un pays et que rien ne marche, c’est perdu. »

Pour ce qui est des conditions d’accueil du public dans les différents pays, Daniel Koch se montre très prudent. « Le cœur des discussions, ce n’est plus les bulles pour les joueurs ou pour la presse, parce qu’elles sont déjà définies et opérationnelles dans toutes les compétitions qui ont repris [sauf quand il s’agit du XV de France visiblement]. Pour les professionnels, il n’y aura pas de grands changements, a-t-il prévenu. Pour les supporteurs, on ne prendra pas de décisions avant avril. Mais aller voir des spectacles, pas seulement de sport d’ailleurs mais aussi de culture, c’est un besoin légitime : c’est pour ça qu’on cherche des chemins pour le permettre, sans prendre de risques irresponsables. »