Démission de Julien Stéphan : L'entraîneur quitte le Stade Rennais « le cœur gros » et estime avoir fait tout son possible

FOOTBALL Au lendemain de l’annonce de sa démission, l’entraîneur a expliqué les raisons de son départ dans un communiqué

Jérôme Gicquel

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Julien Stéphan a démissionné ce week-end de son poste d'entraîneur du Stade Rennais.
Julien Stéphan a démissionné ce week-end de son poste d'entraîneur du Stade Rennais. — DAMIEN MEYER / AFP

Il n’aura pas attendu longtemps pour s’exprimer. Au lendemain de l’annonce de sa démission du poste d’entraîneur du Stade Rennais, Julien Stéphan a pris la plume ce mardi pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à claquer la porte. Si sa décision a pris tout le monde de court au sein du club breton, le technicien assure qu’elle est « mûrement réfléchie ».

« J’estime avoir fait tout mon possible, ces dernières semaines, pour sortir l’équipe de la spirale négative qui était la sienne depuis le début de l’année et que rien ne laissait présager après une première partie de saison prometteuse, puisque Rennes comptait 33 points à la fin de la phase aller, indique Julien Stéphan dans un communiqué. J’espère de tout cœur qu’avec un autre discours et une autre méthode, les joueurs renoueront avec des résultats plus conformes à leur niveau ».

Le club a dépoussiéré son palmarès sous ses ordres

La défaite à domicile des Rouge et Noir face à Nice vendredi (1-2) aura donc été celle de trop pour le fils de Guy Stéphan qui quitte le Stade Rennais « le cœur gros mais avec le sentiment d’avoir toujours donné le meilleur de moi-même pour le bien du club ». Sous ses ordres, le Stade Rennais a en effet dépoussiéré son palmarès en décrochant en 2019 une Coupe de France qui le fuyait depuis 38 ans. Les supporters se souviendront également longtemps de l’épopée européenne la même année et de la première participation, bien que décevante, du club en Ligue des Champions cette saison.

« Que ce soit en tant que formateur ou entraîneur des pros, j’ai passé neuf saisons inoubliables dans le club de la ville où je suis né », poursuit le désormais ex-entraîneur rennais. Il en profite au passage pour remercier la famille Pinault, l’actionnaire du club, ainsi que tous les membres du club, les joueurs qu’il a eu sous ses ordres et les supporters avant de conclure par un bon vieux « Kenavo ! ».