TFC : Débarqué dans l’anonymat, le buteur anglais Rhys Healey a conquis Toulouse

FOOTBALL Bien parti pour remonter en Ligue 1 à la fin de cette saison, le TFC devrait compter sur son buteur anglais Rhys Healey lundi au Stadium, contre l’AC Ajaccio

Nicolas Stival
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Rhys Healey, déjà auteur de neuf buts en 18 matchs de Ligue 2 cette saison avec le TFC.
Rhys Healey, déjà auteur de neuf buts en 18 matchs de Ligue 2 cette saison avec le TFC. — Frédéric Scheiber / Sipa
  • Deuxième de Ligue 2 avant cette 25e journée, le TFC accueille l’AC Ajaccio, dixième, ce lundi soir au Stadium.
  • Rhys Healey devrait être aligné en attaque, avant de se « reposer » lors du déplacement à Rodez, samedi, pour lequel il sera suspendu.
  • Inconnu en France lors de son arrivée de D3 anglaise, l’avant-centre britannique a peiné avant d’exploser en fin d’année dernière.

Ces dernières semaines, malgré un penalty pour l’honneur réussi à Auxerre (défaite 3-1), Rhys Healey est dans le dur. Toujours aussi vaillant, l’attaquant anglais du TFC (26 ans) se montre toutefois moins décisif que lors d’une fin d’année 2020 traversée en apesanteur. Avec six buts en cinq matchs, le globe-trotter grand-breton (sept clubs gallois, anglais et écossais sur le CV avant Toulouse) avait même récupéré le titre de joueur de décembre en Ligue 2.

Et puis, une lésion au mollet est venue briser la dynamique de l’ex-attaquant du Milton Keynes Dons (D3 anglaise), dont le transfert l’été dernier (pour environ 500.000 euros) était entouré d’un nuage de doutes que ses premiers pas timides en L2 n’ont pas aidé à dissiper.

« On était surpris qu’il ne soit pas titularisé et qu’il soit cantonné à des entrées en jeu à ses débuts en France, commente Colin Butler, président de l’association des supporteurs du MK Dons. On se disait que c’était gâcher son talent. C’est un joueur de classe, destiné à de grandes choses. Quand il est parti cet été, certains fans ont rendu leurs abonnements, en disant que le club manquait d’ambition. »

Merci la data

De ce côté de la Manche, où il a débarqué dans un anonymat complet, ses qualités n’ont pas sauté aux yeux d’emblée. A croire que la data prônée par le président Damien Comolli dans le recrutement des Violets, si réussi dans l’ensemble, avait connu des bugs. « Au début, je me suis dit que ça allait être très compliqué pour lui », convenait même en décembre l’entraîneur Patrice Garande.

Et puis, le garçon généreux, mais parfois pataud techniquement, s’est mué en finisseur hors pair, doublé d’un habile remiseur, précieux dans la conservation du ballon. Pas une surprise pour Colin Butler, forcément… « Tous les fans du MK Dons l’adoraient, il était super avec nous, et nous avions une chanson en son honneur : "His name is Rhys Healey, he scores every week…". Tout simplement parce qu’en effet, il marquait quasiment toutes les semaines [12 buts en 20 matchs la saison dernière]. »

En Ligue 2, le Jamie Vardy de l’île du Ramier a déjà planté neuf fois en 18 apparitions, meilleur total du TFC à ce jour. Mais l’avant-centre doit composer avec la concurrence de l’Ivoirien Vakoun Bayo, lui aussi en net progrès après des débuts très poussifs, ou de la promesse locale Janis Antiste. « En tant qu’attaquant, on a toujours envie de marquer 15 buts ou plus dans une saison, c’est notre rôle », lâchait voici quelques semaines l’Anglais, interrogé par le site MaLigue2. S’il y parvient, cela signifiera sans doute que le TFC ne sera pas loin de retrouver la Ligue 1, un an après l’avoir quittée.