Algérie : Christophe Gleizes a reçu la visite d’un diplomate français pour la première fois
réchauffement ?•C'est le signe « d’une nouvelle avancée dans les relations franco-algériennes et sur le dossier de Christophe », se félicite la mère du journaliste, Sylvie Godard20 Minutes avec AFP
Condamné à sept ans de prison et détenu depuis près d’un an en Algérie, Christophe Gleizes a reçu lundi la visite d’un diplomate français pour la première fois depuis son incarcération. Bruno Clerc, consul de France à Alger, a été voir le journaliste dans sa prison située près d’Alger, a fait savoir à l’AFP Thibaud Bruttin, directeur général de RSF. Selon ce dernier, « Christophe a la santé et le moral ».
Le principe de cette visite avait été acté lors d’une rencontre samedi à Alger entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo. La mère du journaliste, Sylvie Godard, s’était félicitée de la perspective d’une première visite consulaire qui « préjuge d’une nouvelle avancée dans les relations franco-algériennes et sur le dossier de Christophe ».
« Restaurer un dialogue efficace » avec Alger
La famille du journaliste avait pu lui rendre visite le 2 février dernier. Ses proches avaient alerté, quelques semaines plus tôt, sur les conditions très difficiles de sa détention, « marquée par l’isolement, l’impossibilité de téléphoner à ses proches, un accès aléatoire au courrier et des visites limitées à 30 minutes tous les 15 jours derrière une vitre ».
Arrêté dans le cadre d’un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est de l’Algérie), Christophe Gleizes a été condamné en appel début décembre à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Sa famille a annoncé mardi qu’il avait retiré en mars son pourvoi en cassation, une démarche visant à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.
La visite d’Alice Rufo consacre un réchauffement entre Paris et Alger après près de deux ans de profonde crise diplomatique. Elle visait à « nouer des relations confiantes et prometteuses » et « restaurer un dialogue efficace » avec Alger, selon l’Elysée.



















