Christophe Gleizes en prison : La mère du journaliste a adressé une demande de grâce au président algérien
liberté de la presse•Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison en Algérie. Une peine confirmée en appelA.H. avec AFP
Le tout pour le tout. Alors que Christophe Gleizes a formé un pourvoi en cassation contre sa condamnation pour obtenir un nouveau procès, ont annoncé ses avocats dimanche, la mère du journaliste a transmis une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune. « Je vous demande respectueusement de bien vouloir envisager de gracier Christophe, afin qu’il puisse retrouver sa liberté et sa famille », écrit Sylvie Godard dans cette missive du 10 décembre.
« La confirmation de la condamnation à sept années de prison ferme a été pour Christophe, comme pour moi et ma famille, un choc immense », indique la mère du journaliste dans sa lettre au chef de l’État algérien, qu’elle dit écrire « avec gravité et une profonde émotion ». « Cette sentence nous est incompréhensible au regard des faits et du parcours de mon fils, développe-t-elle. Nulle part dans aucun de ses écrits vous ne trouverez trace d’un quelconque propos hostile à l’Algérie et à son peuple. »
Demande de mise en liberté
Dans un communiqué publié ce lundi, l’association Reporters sans frontières (RSF), qui coordonne le comité de soutien de Christophe Gleizes, appuie cette demande de grâce « afin de mettre fin à une grave injustice ». « Nous appelons désormais les autorités algériennes à prendre rapidement la seule décision possible dans ce dossier : libérer Christophe et lui permettre de retrouver les siens le plus rapidement possible », détaille Thibaut Bruttin, directeur général de l’association, cité dans le communiqué.
Selon son avocat français Emmanuel Daoud, Christophe Gleizes a, parallèlement au recours en grâce et au pourvoi en cassation, la possibilité d’adresser une demande de mise en liberté à la Cour Suprême, qui peut s’accompagner « d’une demande d’aménagement de sa peine ».
« Il est aussi très important, psychologiquement, pour Christophe, de contester toute culpabilité car, comme il l’a dit à la Cour, il n’a fait que son métier et n’a, en aucune façon, enfreint la déontologie journalistique », assure l’avocat, cité dans le communiqué publié ce lundi.


















