ASSE-FC Nantes : « Si on pense que les autres équipes sont plus faibles… », souffle Dennis Appiah

FOOTBALL C’est un FC Nantes (17e) en pleine crise et au bord de la zone rouge qui est en déplacement ce mercredi soir (21 heures) à Saint-Etienne

David Phelippeau

— 

Dennis Appiah, joueur de Nantes
Dennis Appiah, joueur de Nantes — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • Les Canaris, sur une pente descendante interminable (13 matchs sans succès), sont à Saint-Etienne, ce mercredi soir (21 heures).
  • Dennis Appiah a connu une pareille situation de crise en 2014-2015 avec Caen et n’était pas descendu en Ligue 2.
  • Le défenseur nantais estime qu’il ne faut surtout pas partir du principe qu’il y a des formations plus faibles que Nantes en L1.

Les Canaris sont en équilibre très instable sur un fil ténu depuis plusieurs semaines. Quand vont-ils basculer dans la zone des relégables ? Peut-être ce mercredi soir (21 heures) à Saint-Etienne. Le FC Nantes (17e de Ligue 1) n’a plus gagné depuis 13 matchs et ressemble à tout sauf à une formation de l’élite depuis trois rencontres. « Les joueurs voient la réalité, observe l’entraîneur Raymond Domenech. Ils savent où on en est, ils savent depuis combien de temps on n’a pas gagné, le nombre de buts marqués… Ils sont lucides. C’est ce qui crée les freins. »

Depuis l’arrivée de l’ancien sélectionneur des Bleus, le FCN n’a pas avancé d’un iota comptablement, mais aussi dans le contenu de ses matchs. Les deux matchs nuls (0-0 contre Rennes et 1-1 à Montpellier) liminaires ont laissé croire à un vrai regain, mais la (re)chute fut brutale contre Lens (1-1) et à Metz (2-0). « J’ai trouvé qu’il y avait des bonnes séquences contre Monaco (1-2) dimanche, note pourtant Domenech. Il y a le corner à la 44e minute mais sinon on a été solide, on leur a posé quelques problèmes. » Très peu pourtant. L’entraîneur nantais continue le plus souvent de minimiser les « purges » de sa formation.

Ne pas penser qu’il y a plus faible que soi

Dennis Appiah, toujours très lucide devant les micros et les caméras, veut s’inspirer notamment de son sauvetage avec Caen lors de la saison 2014-2015. Les Normands étaient 20e et derniers à la trêve, mais avaient fini 15e au final.

Le défenseur nantais a ainsi tenu un discours mobilisateur et pragmatique : « Si je sors ''on va se sortir les tripes'', vous allez me dire que je le redis. Mais si je viens et que je ne vous dis rien, on attend, on descend, on arrête de s’entraîner et on fait du football plaisir. On ne va pas dire ''on est Nantes, on est plus beaux que les autres'', ce n’est pas vrai, on est 17e, on est en difficulté, c’est maintenant qu’il faut s’en sortir. »

Il estime forcément que la situation est compliquée, mais « ce n’est pas pour autant qu’il faut se tirer les uns sur les autres, qu’il faut lâcher, en faire moins, au contraire ». Et interdiction de dire à Appiah que les concurrents du FCN (Nîmes, Dijon et Lorient) sont moins armés pour se sauver. « Si on pense que les autres équipes sont plus faibles que nous, c’est une erreur, on va vite arriver dans une situation compliquée, voire irréversible. »