FC Nantes-Monaco : Le FCN coule, Domenech reste cool

FOOTBALL Battus (1-2) à la Beaujoire contre Monaco dimanche soir, les Canaris (17es) n’ont plus gagné depuis 13 matchs

David Phelippeau

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Cinq matchs et toujours aucune victoire pour Domenech sur le banc nantais.
Cinq matchs et toujours aucune victoire pour Domenech sur le banc nantais. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
  • Les Canaris ont été battus (1-2) par Monaco, à la Beaujoire, dimanche soir.
  • Avec cette série de 13 matchs sans victoire, leur 17e place ne tient plus qu’à un fil.
  • Leur entraîneur Raymond Domenech continue pourtant d’affirmer qu’il a totalement confiance en sa formation.

Comme au bord de la pelouse, Raymond Domenech ne sort jamais de ses gonds en conférence de presse. Un flegme qui tranche avec la situation actuelle des Canaris (17es), qui ne doivent leur absence dans la zone rouge qu’à la différence de buts avec Lorient, barragiste (18e). Dimanche, les Canaris ont perdu (1-2) contre Monaco, un revers qui étire la série en cours sans victoire à treize matchs. L’effet de l’arrivée de Domenech n’a créé aucun électrochoc depuis cinq matchs (deux défaites et trois nuls). L’ancien sélectionneur, qui répète à l’envi depuis son arrivée vouloir rassurer sa formation, n’arrive pas à ses fins. Son équipe ne progresse pas dans son expression collective et n’a aucune ambition dans le jeu. Elle pourrait basculer pour la première fois dans la zone rouge mercredi à Saint-Etienne.

« Je ne me sens pas désarmé, a lâché pourtant en conférence de presse d’après-match Domenech. Cette équipe a des ressources et des possibilités, et à un moment ou à un autre ça va venir. » Discours positif de façade ou réelle opinion ? « Je suis inquiet parce que dans notre situation et avec le calendrier qui arrive, ce n’est pas l’autoroute mais plutôt l’Alpe d’Huez qui se présente. Mais c’est dans la difficulté que l’on voit les ressources d’une équipe et je pense que ma formation en a. » En attendant, depuis treize rencontres et avec trois entraîneurs différents, ce FCN n’a toujours pas trouvé la recette pour gagner une rencontre… En termes de ressources, on a connu meilleur.

Raymond Domenech, adepte de la méthode douce avec ses joueurs, va-t-il devoir changer son comportement ? Il ne semble pas enclin à cela. « Pour les joueurs, il ne faut pas être dans la panique, dans la tristesse, dans l’agressivité et les reproches. Cette équipe a besoin de retrouver de sérénité et de confiance. » Et de coups de pied aux fesses pour certains joueurs, dont le professionnalisme laisse à désirer.

Domenech absent à une réunion de crise lundi…

Depuis son arrivée, Domenech a enfilé le costume du parfait homme de dialogue, mais pas celui du père fouettard. Il lui est reproché de laisser trop de latitudes à un groupe, disposant d’éléments incapables de se responsabiliser et manquant de leaders. La semaine dernière, le technicien lui-même n’a pas envoyé un bon signal en privilégiant une escapade personnelle à Paris au détriment du club. Domenech n’a pas animé la séance de décrassage de lundi matin à la Jonelière et surtout n’a pas assisté à une réunion au sommet entre certains éléments considérés comme des cadres et la direction. Une absence regrettée par les joueurs au lendemain de la défaite (2-0) à Metz…

Faut-il se faire du mouron pour Nantes ? « Il faudra s’inquiéter quand ça sera fini, lance Domenech, toujours sur le même ton monocorde. Ça ne sert à rien de s’inquiéter avant… » Le technicien nantais en est persuadé : « On est sur le bon chemin, ça va venir. » En 2008-2009, on se souvient que Jérôme Alonzo avait tenu ce discours positif et presque caricatural toute la saison. Le FCN avait pourtant été relégué en Ligue 2.

Raymond Domenech pas favorable à un « panic buy »

L’entraîneur nantais a été interrogé sur ses souhaits en matière de mercato alors que le marché se finit ce lundi soir à minuit. « Les achats de dernière minute, ce n’est pas bon, estime Domenech. Je préfère m’appuyer sur le groupe que j’ai. Ce n’est pas en allant chercher quelqu’un qui ne joue pas ailleurs qu’on apportera un plus. Ces arrivées au dernier moment, je n’arrive pas à y croire. »