Vendée Globe : Les bonifications remises en cause ? « Un ex aequo me paraîtrait logique », estime Ruyant

VOILE Thomas Ruyant est en faveur d'un reclassement ex aequo si nécessaire aux Sables d'Olonne

W.P.

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Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut.
Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut. — Pierre Bouras - TR Racing

La bataille fait rage en tête de Vendée Globe, où sept skippeurs peuvent décemment prétendre à la victoire finale. Parmi eux figure notamment  Thomas Ruyant sur LinkedOut. L’actuel 2e et ex-leader de la course fait partie de ceux qui peuvent encore franchir la ligne d’arrivée en tête aux Sables d’Olonne sans avoir la certitude de gagner, tout comme Charlie Dalin, Louis Burton ou Damien Seguin. Car derrière, Jean Le Cam​, Yannick Bestaven et Boris Herrmann bénéficient encore de bonifications relatives au sauvetage de Kevin Escoffier.

Des bonifs obsolètes ?

Mais ces bonifications ont-elles encore un sens dans une édition où la météo a pris un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues des leaders ? C’est une des questions que se pose Thomas Ruyant qui, prenant pour exemple le Vendée Globe 2009 (où Vincent Riou avait été reclassé 3e ex aequo avec Marc Guillemot après avoir cassé en sauvant Jean Le Cam vers le Cap Horn) préférerait que bonifiés et non-bonifiés partagent la même place si nécessaire sur la ligne d’arrivée.

« Je sais que la direction de course en discute, explique le skippeur à 20 Minutes. Ça me paraîtrait assez logique qu’il y ait un ex aequo. Que le marin récupère le même classement qu’un autre si besoin, mais qu’il ne prenne pas la place d’un autre à l’arrivée. Au vu de la course qu’on a eue, avec pas mal de regroupements météo, ça serait logique. » Ce Vendée Globe n’a peut-être pas fini de nous surprendre.