FC Nantes-RC Lens: Les Canaris ne gagnent toujours pas et régressent surtout

FOOTBALL Les Canaris ont enchaîné un onzième match sans victoire en concédant le nul (1-1) contre Lens à la Beaujoire ce dimanche

David Phelippeau

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Kakuta s'est retrouvé tout seul à trois mètres de Lafont pour égaliser.
Kakuta s'est retrouvé tout seul à trois mètres de Lafont pour égaliser. — Jean-Francois MONIER / AFP
  • Les Canaris ont enchaîné un onzième match sans victoire en concédant le nul (1-1) contre Lens à la Beaujoire ce dimanche.
  • Apathiques, les Nantais ont pourtant mené quasiment toute la rencontre avant de concéder un but à dix minutes de la fin.
  • Le FC Nantes n’est plus qu’à trois points du barragiste nîmois.

Un petit pas en avant, trois grands pas en arrière. Entreprenants en seconde période il y a une semaine à Montpellier (1-1), les Canaris ont balbutié dans le jeu contre Lens (1-1) ce dimanche, à la Beaujoire. Avec onze matchs sans aucun succès, le FCN de Raymond Domenech égale le triste record de 2001-2002. Cette année-là, les Nantais de Raynald Denoueix puis Angel Marcos avaient pourtant fini à la 10e place de l’élite. Une remontada (Raymontada ?) qui semble bien impossible pour le FCN de cette saison, 17e à trois points de Nîmes, le barragiste (18e). En convalescence depuis l’arrivée de l’ancien sélectionneur, les Canaris semblent avoir fait une grave rechute contre les Nordistes ce dimanche, même s’ils ont mené jusqu’à la 81e minute et le but égalisateur de Kakuta (1-1), laissé complètement seul sur un corner.

Le scénario a pourtant laissé penser que le succès tant attendu allait survenir ce dimanche. Alors que Gaël Kakuta avait envoyé son penalty dans les nuages (33e), Imran Louza ne se faisait pas prier pour transformer le sien trois minutes plus tard (1-0). Encore une fois, Nantes s’en était remis au talent de percussion de Randal Kolo Muani, fauché dans la surface par Jonathan Gradit. C’est déjà le jeune attaquant nantais qui avait provoqué le penalty de l’égalisation dans le Nord le 25 novembre (1-1).

« On a toujours un problème d’efficacité dans le jeu, a expliqué Raymond Domenech, moins loquace et moins positif que d’habitude. On a eu plus de déchets dans la gestion du ballon qu’à Montpellier. C’est frustrant, pas agaçant. » Le coach nantais a sans doute réalisé ce dimanche à quel point son collectif est en manque de confiance et certaines de ses individualités (Fabio, Pallois, Coulibaly) souffreteuses.

Raymond Domenech ne prononce pas le mot de maintien

Offensivement, hormis un tir trop croisé de Kolo Muani (73e) et une frappe à longue distance de Touré (88e), Nantes a ronronné et a surtout couru après le ballon, bien manié par les Lensois (60 % de possession de balle). « Défensivement, on est beaucoup mieux, mais on se crée moins d’occasions de but, regrette Alban Lafont, livré à lui-même sur le but lensois. On doit être plus dangereux dans les 16 m adverses. Il faut qu’on mette un peu plus de folie, de prise de décision dans notre jeu. » Les promesses de cohérence entrevues dans l’expression collective des deux premières sorties, sous la houlette de Domenech, se sont estompées ce dimanche, faisant place nette à une régression inquiétante dans l’optique de la fin de saison.

Raymond Domenech n’a toujours pas prononcé le mot «maintien» depuis qu’il est arrivé. Ce dimanche, il n’a pas dérogé à la règle. « Moi, je suis dans l’idée de donner une assise, une solidité à cette équipe pour que les résultats viennent. Ce n’est pas en décrétant un nombre de points, en agitant le drapeau de la peur qu’on fait bien jouer les joueurs. Ce qui importe c’est qu’ils soient heureux d’être ensemble. » A Nantes, le groupe vit bien, mais l’équipe joue mal alors.