Haas : En fin de contrat, Romain Grosjean ne prolongera pas et va quitter la F1

FORMULE 1 Le pilote français n'a quasiment aucune chance de rester en F1

W.P.

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C'est la fin du voyage pour Grosjean
C'est la fin du voyage pour Grosjean — Wolfgang Rattay/AP/SIPA

On vous voit venir. Non, pas de vannes sur les accidents de Romain Grosjean. L’heure est grave pour le pilote français, dont la fin sur le paddock est proche. Il ne sera pas reconduit par l’écurie Haas, où son contrat expire à l’issue de la saison et devrait de ce fait quitter la Formule 1.

« C’est un peu bizarre, c’est une page qui se tourne. Est-ce le moment où je me voyais quitter la F1​ ? Pas vraiment mais les circonstances sont telles qu’avec le Covid, avec les difficultés financières dans les différentes industries, c’est comme ça et il faut faire avec », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse.

Ne jamais dire jamais

« J’avais encore envie de faire quelque chose en Formule 1 et j’avais encore ma place en termes de rapidité, d’expérience et de ce que je suis capable d’apporter à une écurie de F1. Maintenant, ils [Haas] ont décidé de prendre une direction différente et c’est tout à fait compréhensible vu la situation », a ajouté le pilote franco-suisse. Son coéquipier, le Danois Kevin Magnussen, ne sera également pas reconduit l’an prochain.

L’écurie est financée par l’industriel américain Gene Haas et n’a, cette année, aucun sponsor principal différent de son propriétaire. Les pilotes susceptibles de la rejoindre à partir de la saison prochaine pourraient être « payants », c’est-à-dire apporter un budget, ce qui n’était pas le cas de Grosjean et de Magnussen.

« Il y a maintenant en F1 énormément de pilotes payants et cela complique les choses pour les autres », a constaté Grosjean. Concernant son avenir, il a semblé écarter le fait de rester en F1. « Mais il ne faut jamais dire jamais et des choses pourraient se libérer et venir dans mon sens », a-t-il dit.

L’électrique ou l’endurance pour la suite

« La Formule E (électrique) est une alternative pour le reste de ma carrière. C’est un championnat du monde, les voitures ne sont pas des F1 en termes de performance mais le challenge de gérer son énergie et d’essayer d’être plus malin que les autres, c’est rigolo. Cela peut être une direction. Regarder du côté de l’endurance aussi, j’ai fait les 24 Heures du Mans il y a dix ans et je me réjouis d’y retourner un jour car c’est une course extraordinaire. C’est aussi quelque chose que je regarde », a-t-il souligné.