Jeux olympiques : Avant Tokyo, Camille Prigent va devoir dompter les eaux vives de Pau

KAYAK Les sélections olympiques de slalom se déroulent jusqu’à dimanche dans le fief de Tony Estanguet avec la jeune rennaise Camille Prigent en tête d’affiche

Jérôme Gicquel

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La Rennaise Camille Prigent a décroché la médaille d'argent aux championnats d'Europe de canoë-kayak à Prague le 20 septembre.
La Rennaise Camille Prigent a décroché la médaille d'argent aux championnats d'Europe de canoë-kayak à Prague le 20 septembre. — Vit Simanek/AP/SIPA
  • Les sélections olympiques de slalom se déroulent jusqu’à dimanche à Pau.
  • Sacrée vice-championne d’Europe il y a trois semaines en République Tchèque, la Rennaise Camille Prigent fait figure de favorite chez les femmes.
  • La jeune femme rêve bien sûr des JO mais elle ne veut pas en faire le seul objectif de sa carrière.

Trois courses pour décrocher son ticket pour les JO de Tokyo l’an prochain. Voilà le défi olympique qui attend la jeune kayakiste rennaise Camille Prigent. Jusqu’à dimanche, les meilleurs athlètes français vont s’affronter sur le stade d’eaux vives de Pau, le fief de Tony Estanguet, pour les sélections olympiques de slalom en canoë et en kayak. Une compétition qui s’annonce une nouvelle fois cruelle avec seulement quatre sésames qui seront délivrés (un par catégorie K1 et C1 chez les hommes et les femmes).

« Cela va être encore hyper relevé car il n’y a qu’une place à la clé », souligne la licenciée du Kayak Club de Rennes, qui partira avec la pancarte de favorite dans le dos. « Tout peut arriver sur une course de slalom, les compteurs sont toujours remis à zéro au départ », assure-t-elle, histoire de s’enlever un peu de pression.

« Je ne suis pas que focalisée sur les JO »

La jeune femme de 22 ans arrive en tout cas dans le Béarn dans une forme étincelante. Il y a trois semaines, elle a brillé lors des championnats d’Europe à Prague en décrochant deux médailles d’argent en équipe et en individuelle. Une sacrée performance pour la kayakiste bretonne, débarquée en République Tchèque sans aucun repère. « Avec la crise sanitaire, on a été privé de compétitions internationales pendant plusieurs mois, indique-t-elle. C’était donc dur de juger son niveau par rapport aux étrangères. Surtout que certaines ont pu s’entraîner pendant le confinement, ce qui n’a pas été mon cas ».

Comme tous les athlètes, Camille Prigent a également dû gérer le report d’un an des JO de Tokyo. « Une décision sage et appropriée », selon la jeune femme, qui y voit même un avantage. « Je vais avoir une année de préparation en plus pour progresser et me rapprocher des meilleures », assure-t-elle.

Mais avant de découvrir les eaux de Tokyo et de suivre les traces d’Emilie Fer, championne olympique à Londres, il faudra donc triompher à Pau. « C’est l’objectif bien sûr d’aller aux JO l’an prochain et décrocher une médaille à la maison en 2024, indique la kayakiste. Mais je ne suis pas que focalisée sur les JO, je veux aussi décrocher un titre de championne d’Europe et de championne du monde, c’est tout aussi important pour moi. »