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Coronavirus: « Les JO de Tokyo auront lieu en 2021 ou n’auront pas lieu », d’après un haut responsable du CIO
JEUX OLYMPIQUES•Selon le Belge Pierre-Olivier Beckers, le coût d'un nouveau report ne pourrait pas être assumé par le CIO et TokyoN.C. avec AFP
Pour les Jeux olympiques de Tokyo, ce sera 2021 ou rien. Le Belge Pierre-Olivier Beckers, haut responsable du CIO, qui préside notamment la Commission de coordination des JO 2024, a rappelé la position du Comité international et de son patron Thomas Bach, samedi, dans un entretien au journal L'Avenir.
« Aujourd’hui, tout le monde est convaincu qu’ils débuteront le 23 juillet 2021. Comme nous sommes persuadés que les Jeux se dérouleront en 2021 ou ils n’auront pas lieu, affirme-t-il en référence à la pandémie de Covid-19. Il est, en effet, inenvisageable de tenir à bout de bras un tel projet plus longtemps, avec des coûts colossaux et des milliers de personnes mobilisées. »
Décision au printemps « si des questions subsistent encore »
« De plus, il est indispensable de reprendre le calendrier sportif normal, afin de permettre aux grands événements de retrouver leur place. Toutes les fédérations sportives ont dû s’adapter au report des Jeux. On ne peut pas concevoir pareil chamboulement une seconde fois », poursuit le président du Comité olympique belge. D’après Beckers, la décision finale « sera prise au printemps si des questions subsistent encore », précisant qu’il se dit « optimiste » quant à la tenue des Jeux, rejetant toutefois l’idée de JO à huis clos.
Concernant l’édition 2024, il « veut que Paris soit différent (des éditions précédentes). Nous tenons à organiser des Jeux responsables sur le plan économique, des Jeux solidaires, inclusifs, durables et utiles pour la société ».
« La volonté du CIO est que les Jeux s’adaptent aux besoins des villes, des pays, et plus l’inverse. Paris sera la première édition qui s’inscrira totalement dans cette vision », avance-t-il encore. « Il faut lutter contre le gigantisme. À Paris, on va revenir à un budget inférieur à celui des éditions précédentes : 3,8 milliards d’euros pour les opérations et environ 3 milliards pour toutes les infrastructures », conclut enfin le patron de la Commission de coordination.


















