Djokovic lance un nouveau syndicat de joueurs, contre l'avis de Federer et Nadal

TENNIS La révolution est en marche sur le circuit ATP

N.C. avec AFP

— 

Novak Djokovic lors de la finale du tournoi de Cincinnati contre Milos Raonic, le 29 août 2020.
Novak Djokovic lors de la finale du tournoi de Cincinnati contre Milos Raonic, le 29 août 2020. — Frank Franklin II/AP/SIPA

Novak Djokovic a annoncé samedi la création d'une nouvelle association de joueurs de tennis professionnels masculins, indépendante de l'ATP qui gère le circuit, ignorant les appels à «l'unité» de Rafael Nadal et Roger Federer.

«Après la réunion fructueuse d'aujourd'hui, nous sommes ravis d'annoncer la création de l'Association des joueurs de tennis professionnels (PTPA)», a écrit le Serbe, N.1 mondial, sur Instagram, publiant une photo de plusieurs dizaines de joueurs réunis sur un court de tennis à Flushing Meadows, où commencera l'US Open lundi.

Nadal et Federer avaient appelé à «l'unité, pas à la séparation» en apprenant que des joueurs emmenés par Djokovic pourraient annoncer la création d'une association dissidente.

Vasek Pospisil, membre ardent du Conseil des joueurs de l'ATP, une instance intégrée à l'institution, avait ouvert le feu vendredi en annonçant sa démission. Le Canadien a ensuite précisé sur son compte Twitter: «Le PTPA n'a pas émergé pour combattre, perturber ou causer des problèmes à l'intérieur ou à l'extérieur du circuit. Simplement pour unifier les joueurs, que notre voix soit entendue et que nous ayons un rôle dans les décisions qui ont des effets sur nos vies et notre gagne-pain.»

L'ATP (Association of Tennis Professionals), créée par des joueurs en 1972 et qui gère seule depuis 1990 le circuit masculin, a également critiqué cette initiative, avant même sa matérialisation. «Nous reconnaissons les difficultés auxquelles font face nos membres dans les circonstances actuelles, mais nous pensons fermement qu'il est temps de faire preuve d'unité, plutôt que de divisions internes», a-t-elle estimé.

Djokovic a dit respecter la position de ses rivaux, mais s'est voulu ferme. «Je comprends vraiment que certains d'entre eux aient des opinions différentes et qu'ils ne pensent pas que le moment soit venu. Je pense que le moment est venu. Légalement, nous avons tout à fait le droit de former l'association des joueurs. Ce n'est pas un syndicat. Nous n'appelons pas au boycott. Nous ne créons pas un circuit parallèle», a-t-il conclu.