TFC : « Notre quête, c’est de gagner un match »… Denis Zanko et Toulouse en plein blues

FOOTBALL Avec une terrible série en cours de 16 matchs sans victoire, dont 15 défaites, on ne parle plus vraiment de maintien à Toulouse. Et samedi, c’est Rennes, troisième de Ligue 1, qui débarque au Stadium

Nicolas Stival

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L'entraîneur du TFC Denis Zanko lors de la rencontre de Ligue 1 perdue à Marseille (1-0), le 8 février 2020.
L'entraîneur du TFC Denis Zanko lors de la rencontre de Ligue 1 perdue à Marseille (1-0), le 8 février 2020. — Gérard Julien / AFP
  • Dernier de Ligue 1 à 14 points du barragiste (Nîmes) et du premier non-relégable (Dijon), le TFC accueille Rennes, le troisième, samedi.
  • Plutôt que de parler d’un improbable maintien, l’entraîneur Denis Zanko préfère cibler un objectif à court terme : gagner un match. La dernière victoire toulousaine en L1 remonte au 19 octobre, contre Lille (2-1).

Depuis sa nomination le 5 janvier, les semaines de Denis Zanko se suivent et se ressemblent. Le samedi ou le dimanche, son TFC ne gagne pas. Il perd même, en général (six défaites, un nul). Le jeudi ou le vendredi suivant, l’entraîneur de la lanterne rouge de Ligue 1 se présente devant une poignée de journalistes qui l’interroge sur un maintien synonyme aujourd’hui de mirage.

Forcément, la même phrase revient, d’une conférence de presse à l’autre : « Tant qu’il reste le plus petit espoir mathématique d’y croire, je m’accrocherai à cette possibilité », a encore répété Zanko ce jeudi, avant la venue de Rennes (troisième), samedi. Mais au-delà de l’exercice imposé, sa vérité ne tarde pas à percer.

Davantage de points de retard que de points au compteur

« La question du maintien ou pas, c’est vous qui la posez donc je vous réponds, a lancé le troisième technicien toulousain de la saison. Mais ce ne sont pas des choses que j’évoque avec les joueurs au moment d’aborder la semaine. On est vraiment dans l’immédiateté. »

A douze journées de la fin du calvaire (pour les supporters), le TFC compte plus de retard sur le premier non-relégable (14 points) qu’il n’affiche de points au compteur (13). Alors, forcément… « Aujourd’hui, notre quête, c’est de gagner un match, avoue Zanko, visiblement touché. Cela ne nous est pas arrivé depuis plusieurs mois. » Un peu plus de quatre mois exactement en championnat, avec ce succès sur Lille au Stadium (2-1), le 19 octobre, lors de la première rencontre de l’ère Antoine Kombouaré, éphémère successeur d’Alain Casanova.

Toulouse reste sur 15 revers et un nul, record du club. Aucun Violet n’a marqué depuis 610 minutes et la dernière sortie à Lille (3-0) a tourné à la débâcle, après les deux défaites « encourageantes » à Marseille (1-0) puis contre Nice (0-2).

« Notre fierté est forcément touchée. Même si devant vous je ne le montre pas, je souffre énormément de ce manque de résultats. Je suis un compétiteur, j’ai envie de gagner des matchs et ça ne vient pas. Je pense que pour les joueurs, c’est exactement la même chose. »

Un vestiaire lézardé

Ce n’est pas ce qu’a prétendu le capitaine Max-Alain Gradel, qui a questionné la motivation de certains de ses coéquipiers après le dernier échec face au Losc. Quant au gardien Baptiste Reynet, il a témoigné de son mal-être mardi dans France Football.

« Un vestiaire, ce n’est jamais un long fleuve tranquille », lâche Zanko. Surtout celui du TFC actuellement.