FC Nantes-LOSC : Quel est le meilleur poste de Louza ? « Je pense que ça se voit… », répond l’intéressé
FOOTBALL•Le milieu de terrain du FC Nantes joue tantôt devant la défense en tant que milieu relayeur, tantôt sur un côté ou en soutien de l’attaquant de pointeDavid Phelippeau
L'essentiel
- Depuis le début de la saison, Imran Louza alterne dans son positionnement sur le terrain.
- L’intéressé ne cache pas qu’il préfère évoluer dans un rôle de milieu relayeur, dans lequel il a excellé à Marseille.
- Ses coéquipiers et ses formateurs sont unanimes pour reconnaître qu’il est meilleur dans un poste de relayeur devant la défense.
Il aurait pu faire du politiquement correct, rappeler qu’il se plie aux choix du coach et qu’il n’a pas de préférence. Imran Louza a tranché. Le milieu de terrain du FC Nantes (20 ans) préfère évoluer à une place de milieu relayeur que dans un poste plus avancé en soutien de l’attaquant ou sur un côté. « Je pense que ça se voit, je me sens plus à l’aise en numéro 8, quand j’ai le jeu face à moi et quand je peux récupérer des ballons, faire jouer l’équipe et toucher un maximum de ballons », a développé Louza.
Dimanche, face à Lille, à la Beaujoire, Christian Gourcuff devrait lui renouveler sa confiance à cette place de milieu relayeur, dans lequel il a tant rayonné à Marseille (1-3) samedi dernier. Une option qui oblige le coach nantais à sortir Mehdi Abeid du onze de départ, mais plus sûrement son capitaine Abdoulaye Touré. Mercredi, à l’entraînement, le pur produit de la Jonelière accompagnait le premier avec les chasubles jaunes des titulaires. A ce poste de relayeur, il séduit et fait l’unanimité, ce qui est moins le cas un cran plus haut – « là, j’ai moins de repères et je ne sais pas toujours où me déplacer », selon l’intéressé.
« C’est une bonne rampe de lancement », estime Fenillat
« C’est un 8, un relayeur capable d’aller en percussion et de donner la dernière passe, argumente son ami depuis de longues années, l’attaquant Elie Youan. A ce poste, il éblouit le jeu de toutes ses capacités de milieu de terrain. » Dennis Appiah est aussi son meilleur avocat : « Il est mieux dans le cœur du jeu, en relayeur. Il peut être au début et à la fin des actions. » Son assurance et sa finesse technique donnent de la consistance au jeu des Canaris.
« Quand on est en difficultés, c’est bien qu’il vienne chercher les ballons et produire du jeu. Imran apporte de la fluidité. » Et plus il est bas, plus il sera en mesure de contribuer à la circulation de balle nantaise. « C’est une bonne rampe de lancement, concède Samuel Fenillat, directeur du centre de formation et son coach en U17. Dans l’orientation, la lecture du jeu. Il peut jouer court et long. »
En U19, Louza évoluait davantage dans un rôle avancé. Stéphane Ziani, son entraîneur de l’époque, explique son choix : « Souvent, dans un 4-2-3-1, je le positionnais plus haut pour le faire travailler. L’obliger à jouer plus dos au but et faire tout plus vite. C’était plus formateur pour lui. » Aujourd’hui, comme tout le monde, « Zian' » reconnaît que Louza est « naturellement plus à l’aise dans le cœur du jeu ». « Il donne le tempo du match. Il a beaucoup plus de libertés et tu peux lui en laisser vu sa qualité technique. »
« Il faudrait avoir deux Imran », selon Gourcuff
Peut-il souffrir d’une insuffisance athlétique ? Un peu comme Rongier ou Veretout à leurs débuts. « Faire évoluer des joueurs [aux gabarits moyens] comme ça plus haut, c’est une façon de moins les exposer, estime Fenillat. Plus bas, il faut fermer les prises de vitesse, il faut exister plus dans les duels et être présent dans la récupération. Cela nécessite plus de temps pour être plus mature physiquement. » Louza ne semble pas souffrir d’un déficit sur le plan physique.
« Il prend de la consistance au fil des matchs je trouve, poursuit Ziani. Il a beaucoup de coffre et sait mettre la pression sur l’adversaire au cœur du jeu. Je ne le sens pas en surrégime, il maîtrise tout. » Une analyse semble-t-il partagée par Christian Gourcuff, qui offre à Louza une place de titulaire en Ligue 1 sans discontinuer depuis la 12e journée incluse. Au point qu’en décembre, le technicien déclarait : « Imran peut évoluer aux deux postes [en relayeur ou en soutien de l’attaquant]. Il faudrait en avoir deux comme lui… »


















