Memphis Depay, face à Leipzig en Ligue des champions
Memphis Depay, face à Leipzig en Ligue des champions — Laurent Cipriani/AP/SIPA

FOOTBALL

OL: Les Bad Gones écrivent une lettre ouverte à Memphis Depay pour tacler encore Marcelo

Les Bad Gones prêtent allégence au Néerlandais mais en remettent une couche sur Marcelo

Pour ceux qui l’auraient loupé, on rembobine. Au coup de sifflet final du match de Ligue des champions de l'OL face à Leipzig, une altercation a éclaté entre des supporters lyonnais et Memphis Depay, devenu fou de rage quand un homme s’est présenté sur la pelouse avec une banderole caricaturant son coéquipier Marcelo en âne. Le Néerlandais s’en était ému en interview d’après-match au micro de RMC Sport.

C’est à lui que les Bad Gones, dont il semble avoir acquis le respect, se sont directement adressé dans une lettre ouverte publiée samedi pour s’expliquer. « Nous, leaders du Virage Nord, t’adressons cette longue lettre pour faire entendre notre voix. De par tes actes, ta prise de parole, et la mentalité affichée mardi, tu t’es imposé comme le leader dont notre équipe a grandement besoin. »

L’introduction élogieuse laisse rapidement place au cas du défenseur brésilien, à qui les Bad Gones reprochent un comportement parfois inapproprié. « Nous avons rencontré le président et Juni en octobre, afin de leur faire part du comportement inadmissible d’un joueur ayant la fâcheuse habitude de montrer peu de respect à notre club, à son public et à notre kop. Nous avons alors espéré que cela se réglerait en interne, comme la plupart du temps, simplement ! Si nous avions été entendus ou ne serait-ce qu’écoutés, nous n’en serions pas là aujourd’hui. »

« Appeler un chat, un chat »

Pour toutes ces raisons, l’épisode de la banderole était donc inéluctable et excusable, dit la lettre. « Nous pensons que tu peux comprendre que lorsque nous nous arrivons à bout d’arguments et d’échanges avec le club, nous puissions avoir une approche moins aimable et appeler un chat, un chat : quand un joueur se comporte comme un âne, il ne faut pas s’étonner qu’il soit caricaturé comme tel ! »

Et de terminer, quand même, sur une pique à Depay, lequel se demandait qui diable avait donc du temps à perdre dans des caricatures puériles. « Tu te demandes qui a le temps de peindre un âne sur un étendard ? Les mêmes qui passent leur temps libre à préparer les tifos, à parcourir la France pour voir jouer et encourager leur club de cœur. »