« Vincent Collet ? Y’a pas meilleur technicien en France », estime le pivot de Strasbourg Ali Traoré

BASKET Le pivot de la SIG Strasbourg déclare sa flamme à son entraîneur et sélectionneur des Bleus

Propos recueillis par Thibaut Gagnepain

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Ali Traoré
Ali Traoré — Gilles Varela

C’est l’un des rares rescapés de la saison passée. Ali Traoré est reparti pour un an avec la SIG Strasbourg, de nouveau ambitieuse après un dernier exercice raté. Le club alsacien s’était arrêté dès les quarts de finale de play-off après six saisons dans le Top 4 français.

Le pivot de 34 ans, international français à 56 reprises, veut tourner la page. Confiant quant au niveau de son équipe et ravi de travailler une nouvelle fois avec le sélectionneur des Bleus, Vincent Collet.

Après l’élimination contre Dijon au printemps, pensez-vous que la SIG a chuté dans la hiérarchie française du basket ?

« Oui. Même si on a ramené un trophée (la Leaders Cup), la saison a été assez décevante. On a baissé de standing mais une mauvaise année ne signifie pas la fin du club. C’est arrivé partout. Actuellement, on ne nous voit pas dans les prétendants au titre. A voir, on a une nouvelle équipe, avec une très grosse marge de progression. »

Ce nouveau groupe vous plaît ?

« Beaucoup. Dans l’état d’esprit, le jeu, on a comblé certaines lacunes grâce au recrutement. On a des jeunes enthousiastes et bourrés de talent. Oui, ils vont faire des bêtises mais je préfère ça mille fois à une équipe de vétérans blasés. J’aime toute la fougue et l’envie de bien faire du groupe. Je suis persuadé qu’on va faire une grosse saison. On a tout pour. L’ambiance est super, ça change. C’est vraiment ce qui avait péché l’an dernier. »

L’état d’esprit était le problème majeur la saison passée ?

« Carrément. Il était très négatif. J’ai pris très peu de plaisir et ça m’a fait du mal, moi qui prends très à cœur mon métier. Je suis un passionné de basket. Pour d’autres, c’est seulement du business, pas pour moi. »

Quels sont les objectifs de la saison ?

« Quand tu joues à la SIG, le minimum est de finir dans les quatre premiers. Ensuite, tu vas chercher plus haut quand tu es en demi-finale. On voudra aussi aller le plus loin possible en Ligue des Champions. Le but, c’est le Final Four. »

Vincent Collet est revenu la semaine dernière après la Coupe du monde avec les Bleus. Comment cela s’est-il passé ?

« Tout à fait normalement. Je l’ai félicité pour sa médaille de bronze et c’est reparti. On est tous focus sur la SIG. »

A-t-il encore gagné en crédibilité après le superbe succès face aux Etats-Unis en quart de finale ?

« Je ne pense pas qu’il en avait besoin. Beaucoup le critiquent à tort, c’est débile. Quand on regarde son CV et son palmarès, il a quand même fait deux-trois trucs ! »

C’est le meilleur entraîneur que vous avez eu ?

« Oui et c’est celui qui a eu le plus d’impact dans ma carrière. Je l’ai connu à l’ASVEL quand j’avais 23 ans et il m’a appris le basket de haut niveau. Au niveau technique, y’a pas meilleur en France. »

Cela vous ennuie qu’il soit dans sa dernière année de contrat à Strasbourg ?

« Moi aussi c’est ma dernière ! On verra. Il voguera sûrement vers d’autres horizons, je ne m’inquiète pas pour lui. »