RC Strasbourg : Bellegarde, ce discret de plus en plus influent

FOOTBALL Arrivé dans un presque anonymat cet été, l'ancien Lensois a peu a peu trouvé sa place au Racing

Thibaut Gagnepain

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Jean-Ricner Bellegarde, ici au duel avec Neymar, avait fait forte impression au Parc des Princes
Jean-Ricner Bellegarde, ici au duel avec Neymar, avait fait forte impression au Parc des Princes — Francois Mori/AP/SIPA
  • Jean-Ricner Bellegarde n’est pas le plus exubérant des joueurs du RC Strasbourg mais est en train de se faire une place au sein de l’équipe. A un poste de milieu de terrain relayeur.
  • Ces deux derniers matches, à Paris (0-1) et contre Nantes (2-1), le natif de Colombes a rayonné.
  • « C’est quelqu’un qui provoque pas mal de choses, explique son entraîneur Thierry Laurey. Il est capable de casser les lignes, d’éliminer techniquement mais aussi d’avoir une activité suffisante pour nous permettre de récupérer des ballons. »

Ne cherchez pas son bolide sur le parking du stade de la Meinau. Jean-Ricner Bellegarde circule, lui, en Renault Clio grise. Sans faire de bruit. A l’image de son personnage, discret. Après trois saisons en Ligue 2 avec Lens, le milieu de terrain de 21 ans au gabarit moyen (1,70 m pour 66 kg) découvre l’élite avec le RC Strasbourg. Pas à pas.

« C’est quelqu’un d’assez réservé, qui ne se met pas forcément en avant, détaille son entraîneur au Racing, Thierry Laurey. On a vu qu’il avait peut-être besoin d’un plus de temps pour prendre ses marques. On a aussi cherché le meilleur positionnement pour lui. » Jusqu’à le trouver.

« Je me sens de mieux en mieux »

Ces deux derniers matchs, à Paris (0-1) et contre Nantes (2-1), le natif de Colombes a rayonné. Dans un rôle de milieu relayeur déjà occupé à Lens mais dont son nouveau coach l’avait un peu éloigné en début de saison. Comme face à Haïfa fin juillet (3-1), quand il avait joué milieu droit. « Ce n’était pas très facile de s’adapter, sourit-il. Mais aujourd’hui, je me sens de mieux en mieux. J’aime bien toucher beaucoup de ballons donc ça me plaît beaucoup d’être au cœur du jeu. »

Devant la défense, là où sa première touche de balle, précise, et sa capacité de projection s’exprime le mieux. « C’est quelqu’un qui provoque pas mal de choses, reprend Thierry Laurey. Il est capable de casser les lignes, d’éliminer techniquement mais aussi d’avoir une activité suffisante pour nous permettre de récupérer des ballons. »

Espoir prêt à exploser

« Il ressort très bien les ballons et va très vite vers l’avant », appuie son prédécesseur sur le banc strasbourgeois, Jacky Duguépéroux, en évoquant un « joueur en devenir ». C’est pour ça que le Racing est allé chercher Jean-Ricner Bellegarde cet été dans le Pas-de-Calais. En Alsace, l’espoir est censé prendre une autre dimension.

« Il est en train de prendre ses marques. Dans le groupe, sur le terrain et commence à avoir une influence supérieure dans le jeu. C’est intéressant pour nous et c’est vraiment ce qu’on attendait », conclut Thierry Laurey.

Un prénom unique

Jean-Ricner ? « Je suis le seul à avoir ce prénom », rigole le milieu de terrain franco-haïtien, sans trop en connaître l'origine. « Je ne sais pas trop d'où ça vient, c'est ma mère qui me l'a donné parce qu'elle aimait bien. J'en suis satisfait ! »