Coupe du monde de basket: «C'est une immense fierté», Amath M'Baye raconte son incroyable été avec les Bleus

BASKET Pour sa première grande compétition internationale, le Bordelais est revenu avec une médaille de bronze de la coupe du monde

Clément Carpentier

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Le Bordelais Amath M'Baye face aux Etats-Unis.
Le Bordelais Amath M'Baye face aux Etats-Unis. — Jesse D. Garrabrant / NBAE / Getty Images / AFP
  • Amath M’Baye a vécu avec l’équipe de France de basket une magnifique aventure cet été.
  • Le Bordelais, titulaire tout au long de la coupe du monde a remporté sa première médaille internationale en Chine.
  • Il espère maintenant participer aux Jeux Olympiques dans un an avec la France.

La compétition a beau être terminée, Amath M’Baye n’en a pas fini de courir. Arrivé de Chine lundi midi avec sa médaille de bronze de la coupe du monde de basket autour du cou, l’ailier bordelais de l’équipe de France repart dès ce mardi pour les Etats-Unis voir femme et enfants. Entre deux avions, il a tout de même pris le temps de raconter à 20 Minutes son incroyable été avec les Bleus. Pour sa première compétition internationale, Amath M’Baye pouvait difficilement rêver mieux. Mais attention, il en veut déjà plus !

Comment avez-vous vécu ces deux derniers mois ?

C’était une superbe aventure avec un groupe extraordinaire. C’était presque parfait. C’est très gratifiant de faire ce que l’on a fait. C’est une énorme fierté.

Pensiez-vous un jour vivre ça ?

C’était un objectif dans ma carrière d’atteindre ce niveau. Après, on n’a pas eu la médaille qu’on voulait. Ma plus grande émotion ? Je ne sais pas. Je ne veux pas comparer. Mais, c’est sûr que ça restera un moment fort !

Amath M'Baye avec sa médaille de bronze autour du cou (à gauche)
Amath M'Baye avec sa médaille de bronze autour du cou (à gauche) - Jesse D. Garrabrant / NBAE / Getty Images / AFP

C’était une première pour vous avec l’équipe de France ?

Mon intégration a été parfaite. C’était très facile. Le groupe était top que ce soit sur le terrain ou en dehors. Au quotidien, c’était un bonheur de vivre cette aventure. Des liens forts se sont créés et ils vont durer je pense.

Vous vous attendiez à avoir une place aussi importante, en entrant dans le cinq majeur ?

A partir du moment où Adrien Moerman s’est blessé, je savais que c’était une possibilité. Franchement, il n’y a pas eu plus de pression car le staff me faisait totalement confiance. C’est beaucoup plus plaisant et simple de jouer dans ces conditions-là.

Vous avez marqué l’histoire de votre sport en battant les Etats-Unis…

Ce sont toujours les mêmes sentiments que sur le moment. On savait qu’on allait les croiser à un moment donné. On était plutôt confiant donc ce n’était pas forcément une immense surprise de les battre. Ça fait plaisir. Ça va rester dans notre palmarès mais franchement, pour nous, c’était avant tout une étape à franchir.

Quel bilan faites-vous de votre Coupe du monde ?

Je suis satisfait. En fait, tout dépend du rôle que l’on te confie. Moi, je comprends très bien cela. Ce n’est pas parce que j’ai mis beaucoup de points sur le premier match (21 contre l’Allemagne) que j’allais en mettre 20 par match. Il y a toujours une hiérarchie dans une équipe. Moi, on me demandait d’apporter de la dureté en défense et de l’adresse en attaque et je pense l’avoir fait sur la compétition.

Cet été avec les Bleus, vous donne des idées…

L’objectif, c’est clairement de participer aux Jeux olympiques dans un an. Maintenant qu’on y a goûté, l’objectif est d’y retourner pour vivre une nouvelle aventure. Cette année, on a raté une belle opportunité. Il faut s’en souvenir pour être encore plus fort aux JO.