Tour de France 2019: Julian Alaphilippe «va peut-être essayer d'attaquer» aujourd'hui
BAROUD D'HONNEUR•Après quatorze jours en jaune, Julian Alaphilippe a perdu sa tunique, vendredi soir, en haut de l’Iseran. Mais il pourrait repasser à l’offensive ce samedi et tenter le tout pour le toutJean Saint-Marc
L'essentiel
- Ce serait le scénario le plus dingue d’un Tour de France déjà fou. Alaphilippe, qui n’est pas un grimpeur, pourrait attaquer, ce samedi, dans les rampes de Val Thorens.
- Son cousin et entraîneur Franck Alaphilippe est persuadé que le puncheur va tenter un dernier coup, quitte à « exploser sur la fin. »
De notre envoyé spécial à Tignes (Savoie),
Quarante-huit secondes. Ce n’est rien du tout, dit comme ça. Mais quand il faut les reprendre à l’un des meilleurs grimpeurs du monde dans la montée de Val Thorens, cela devient immense. Qu’importe. Julian Alaphilippe, dépossédé de son maillot jaune par Egan Bernal vendredi, dans l’Iseran, pourrait contre-attaquer ce samedi. Bon, par contre, il ne le sait pas lui-même.
Il faut dire que le Français a été interviewé à chaud par nos collègues de France TV. Quand on descend tout juste du vélo et qu’on vient de prendre un éclat dans l’Iseran, on est un peu déprimé, bien entendu. Donc Alaphilippe nous a fait la nécrologie de son maillot jaune : « J’ai donné le maximum donc je ne peux pas avoir de regrets. J’ai été battu par plus fort. C’était un rêve de le porter, je l’ai eu bien plus longtemps que ce que j’avais imaginé ! »
« Il va jouer le jeu jusqu’au bout »
Thierry Adam le relance et lui pose la question qui nous brûle tous les lèvres : peut-il encore le récupérer ? « Je ne pense pas », soupire Alaphilippe. Julian. Car un autre Alaph', Franck, cousin et entraîneur, pense le contraire :
« Connaissant Julian comme je le connais, je pense qu’il peut peut-être essayer de rattraper son retard. Il VA essayer, même. Il ne lâchera rien, quitte à exploser sur la fin. Il va jouer le jeu jusqu’au bout, c’est sa personnalité : il est imprévisible." »
Petit bémol, toutefois : Julian Alaphilippe n’est pas le seul à décider. Et si le Français a envie de partir à l’abordage, il sera peut-être calmé par son directeur sportif, qui pourrait être tenté de jouer la défense pour conserver une place sur le podium. « Ce ne serait pas n’importe quoi non plus », souffle Franck. Mais il le sait mieux que personne : son cousin est tout sauf un gagne-petit.


















