TFC-FC Nantes: Le maintien «se rapproche à grands pas» pour des Toulousains vainqueurs en tremblant

FOOTBALL Après son succès sur Nantes (1-0), le TFC compte onze points d’avance sur le barragiste, à sept journées de la fin du championnat de Ligue 1

Nicolas Stival

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L'arrière gauche du TFC Issiaga Sylla a inscrit le seul but du match de Ligue 1 contre Nantes, ce dimanche au Stadium de Toulouse.
L'arrière gauche du TFC Issiaga Sylla a inscrit le seul but du match de Ligue 1 contre Nantes, ce dimanche au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Sans briller, le TFC a battu un FC Nantes qui a joué plus de 70 minutes à dix contre onze.
  • Avec onze points d’avance sur Caen, l’actuel barragiste, Toulouse dispose d’un matelas confortable en vue du maintien en Ligue 1.
  • Si Max-Alain Gradel se montre confiant, l’entraîneur Alain Casanova garde une grande prudence.

Le TFC n’a perdu qu’un seul de ses quatre derniers matchs, contre le futur champion parisien (0-1). Ce dimanche, il a battu Nantes (1-0), un concurrent direct dans la pénible lutte pour la survie en Ligue 1. Avec onze longueurs d’avance sur le barragiste dijonnais, à sept journées de la fin du championnat, le 14e de L1 peut envisager un printemps serein.

« Le maintien ? Il se rapproche à grands pas », reconnaît Max-Alain Gradel. Le capitaine toulousain a manqué l’occasion de signer son onzième but de la saison, avec un penalty joliment repoussé par Ciprian Tatarasanu (24e). C’est l’infatigable Issiaga Sylla qui a permis à son équipe de remporter son premier succès sur le FCN au Stadium depuis dix ans. Le latéral gauche guinéen a surgi, du front, pour reprendre une première tête de Christopher Jullien repoussée par le poteau, sur un corner de Jimmy Durmaz (55e).

Toujours aussi fébrile, le TFC a souffert en fin de match, face à une équipe pourtant réduite à dix depuis l’expulsion d’Andrei Girotto, dès la 18e minute. « Je n’ai jamais pensé que la supériorité numérique allait nous faciliter les choses », lâche Alain Casanova. Au fait, le maintien est dans la poche, non ? « Je ne veux pas raisonner comme ça, rétorque sans surprise le technicien toulousain. Il reste beaucoup de matchs, et il peut se passer beaucoup de choses. »

Et maintenant, la saison du plaisir ?

Oui, on sait, tout va très vite dans le foot. Mais la fin de championnat devrait être moins stressante sur l’île du Ramier que la saison dernière, conclue par des matchs de barrage victorieux face à l'AC Ajaccio. Les supporters violets espèrent désormais quelques fulgurances lors des trois derniers matchs à domicile contre Lille, Rennes puis Marseille.

« Si mathématiquement on est maintenus, on pourra jouer relâchés, tenter des choses et se faire plaisir », promet Gradel. Le public du Stadium, pas gâté depuis des années, n’attend que ça.