TFC-AC Ajaccio: Sans trembler, Toulouse sauve sa peau en Ligue 1, mais quel pauvre match!

FOOTBALL Toulouse a assuré l'essentiel, aux dépens de l'AC Ajaccio dans ce barrage Ligue 1 - Ligue 2: le TFC reste dans l'élite...

Nicolas Stival

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Le Toulousain Somalia à la lutte avec l'Ajaccien Manuel Cabit , lors du barrage retour Ligue 1 - Ligue 2, le 27 mai 2018 au Stadium de Toulouse.
Le Toulousain Somalia à la lutte avec l'Ajaccien Manuel Cabit , lors du barrage retour Ligue 1 - Ligue 2, le 27 mai 2018 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Déjà vainqueur lors du barrage aller (0-3), Toulouse a confirmé au retour, dans un match très médiocre (1-0).
  • Le chantier s’annonce énorme pour le TFC.
  • Les Corses de l’AC Ajaccio ont été courageux, mais cela n’a pas suffi.

Le plus dur avait été fait mercredi à Montpellier, lors d’un barrage aller sur terrain neutre. Après ce net succès (0-3),  le TFC a dominé l’AC Ajaccio au retour dimanche soir, au terme d’un match d’une grande tristesse (1-0). Les Toulousains disputeront bien une 16e saison d’affilée en Ligue 1. Trop diminués pour lutter, les Corses enchaîneront une cinquième année en L2.

Un match retour à oublier

L’orage qui a éclaté dans le ciel du Stadium peu avant le coup d’envoi sentait le pétard mouillé. Et effectivement, ce TFC - ACA, disputé sous une pluie battante, n’a rien donné de bon, jusqu’au but de Jimmy Durmaz d’une mine du gauche (88e). Les supporters du virage Brice-Taton ont préféré en rire, avec des « On se fait chier » du plus bel effet. Même si des « Sadran démission » ont également retenti.

Il a fallu attendre la 58e minute pour voir une action digne de ce nom, avec un double arrêt de Riffi Mandanda, le gardien ajaccien, devant Gradel puis Durmaz. Puis encore un quart d’heure, avec un ciseau retourné du défenseur de l’ACA Sainati sur le haut de la transversale toulousaine. Avant la « délivrance » toulousaine, signée Durmaz, entré en cours de jeu (56e) à la place d’un Toivonen fantomatique.

A Toulouse, tout est à reconstruire

Certes, l’essentiel est fait. Mais le TFC devra tirer les leçons d’une saison conclue à la 17e place, avec 34 points. Il y a encore deux ans, avant le grand retour des barrages L1-L2, une telle « performance » aurait envoyé les Violets à l’étage inférieur. Quant au total de points, il faut remonter à 2000-2001 pour trouver pire. Toulouse avait alors compilé 34 unités et encaissé une double rétrogradation, pour raisons sportives et financières, qui avait précipité l’arrivée aux commandes d’Olivier Sadran.

Le président et ses subordonnés auront du boulot pour relancer une équipe qui a lutté contre la descente pour la troisième fois lors des quatre dernières saisons. Des cadres (Lafont, Diop, Imbula, peut-être Gradel) vont partir alors que le sort de Michaël Debève sur le banc est très incertain.

C’était trop dur pour l’AC Ajaccio

La victoire aux tirs au but face au Havre en prébarrage, et les incidents qui l’ont encadrée, auront coûté très cher à l’ACA : match aller à jouer loin du stade François-Coty avec un jour de récupération en moins que Toulouse, suspensions de Sainati (à l’aller), de Coutadeur et Selemani (aller et retour). Sans oublier, pour arranger le tout, les blessures à Montpellier de son indispensable gardien Leca et de son avant-centre Gimbert.

Malgré la méthode Coué prônée par son entraîneur Olivier Pantaloni  avant cette seconde manche, le troisième de L2 n’a jamais paru en mesure de faire mentir la logique.