Ajaccio-Toulouse: Trois coups de pied arrêtés offrent un boulevard vers le maintien à Toulouse

BARRAGE L1/L2 Avant le retour à Toulouse, dimanche, le «Téfécé» a fait un grand pas vers le maintien en L1 en s'imposant 3-0 à «l'extérieur», dans le huis clos de la Mosson à Montpellier...

Jerome Diesnis

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Toulouse peut savourer ce succès qui lui ouvre une voie royale un maintien vers en L1
Toulouse peut savourer ce succès qui lui ouvre une voie royale un maintien vers en L1 — R. Gabalda / AFP
  • Toulouse s'est imposé 3-0 contre Ajaccio dans le huis clos du stade de la Mosson à Montpellier en barrage aller de maintien/accession en Ligue 1.
  • Les Violets doivent finir le travail dimanche au Stadium pour prolonger d'une saison l'aventure dans l'élite.
  • La rencontre avait été délocalisée après les incidents dimanche contre Le Havre. Les Insulaires, pensionnaires de Ligue 2, sont apparus émoussés et n'ont jamais été en mesure d'inquiéter leurs adversaires.

Un stade vidé de ses supporters, une rencontre délocalisée à Montpellier et finalement le succès de l’équipe de L1, défiant les statistiques (16 qualifications de clubs de L2 contre six). Ce barrage d’accession ou de maintien en Ligue 1 (selon l’angle de vue) ne ressemble décidément à rien de connu. Toulouse, vainqueur 3-0 sans aucune effusion de joie, doit terminer le travail au Stadium dimanche. Mais on le voit mal dilapider pareille avance devant son public.

Trois coups de pied arrêtés. L’équipe de Mickaël Debève a maîtrisé son sujet de bout en bout. Pendant quarante minutes, elle a géré des débats insipides entre deux équipes refusant de se livrer. La première frappe cadrée, signée Imbula, est intervenue dans le temps additionnel de la première période. Les suivantes ont toutes fait mouche : un coup franc direct de Gradel (45e+3), un corner d’Imbula repris du plat du pied par Jullien (51e), un coup franc de Gradel conclu après une séquence de billard par Sanago (61e).

Ajaccio, trop diminué, n’a rien proposé. Les Corses n’ont pas été à la hauteur de l’événement. L’accumulation des suspensions après les incidents contre le Havre (Selemani, Coutadeur, Sainati), n’y est pas étrangère. Tout comme les blessures de Leca (qui s’est heurté au poteau sur l’ouverture du score) et Gimbert pendant le match. Mais de façon générale, l’ACA a été punie par sa frilosité puis son incapacité à trouver des espaces pour bousculer les pensionnaires de L1… qui risquent de le rester.

Ambiance district. Des tribunes vides, tout comme les boulevards sur la route de la Mosson (encore plus que d’habitude), jusqu’aux consignes des entraîneurs qui résonnaient jusqu’aux tribunes. C’est d’une tristesse, un match à huis clos ! Les joueurs s’entendaient comme à l’entraînement. Il n’y eut que l’engagement pour ne pas s’y croire. Mais le match, malgré l’enjeu et le contexte, s’est déroulé dans un bon esprit. Si l’on excepte l’embrouille en fin de première période après un tacle trop appuyé de Cavalli. Le même Cavalli qui a été sorti par son coach après avoir chauffé deux fois Durmaz sur le banc toulousain en seconde période…

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