Ligue 1: Ça y est, à Caen, c'est Rolland Courbis «qui décide» maintenant

FOOTBALL Le pouvoir a changé de mains pendant la trêve

N.C. avec AFP

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Rolland Courbis et Fabien Mercadal sur le banc de Caen, face à Saint-Etienne, le 16 mars 2019.
Rolland Courbis et Fabien Mercadal sur le banc de Caen, face à Saint-Etienne, le 16 mars 2019. — Jean-Francois MONIER / AFP

Le boss, c’est officiellement lui. Arrivé fin février pour «aider» l'entraîneur Fabien Mercadal à redresser la situation de Caen, actuellement dernier de Ligue 1, Rolland Courbis a clairement affirmé vendredi que c’est lui « qui décide », désormais.

« À la question "qui décide entre Fabien et moi ?", jusqu’à la trêve, c’était tous les deux. Huit fois sur dix, on était d’accord (…) et si on a un désaccord sur un cas, il faut qu’il y en ait un qui décide et celui qui décide, c’est moi jusqu’à la 38e journée », a-t-il affirmé vendredi. « Si jusqu’à aujourd’hui j’avais 90 % des responsabilités, là, aujourd’hui, j’en ai 100 % », a-t-il encore ajouté.

Un discours tenu alors qu’il s’est présenté pour la première fois à la place de l’entraîneur en conférence de presse avant le match de la 30e journée à Monaco, dimanche, et qui clarifie son rôle plutôt vague jusqu’ici. Arrivé pour apporter son expérience et un souffle nouveau à un staff usé par un début de saison compliqué, l’ancien entraîneur de Marseillle, Montpellier ou Rennes était aux côtés de Mercadal sur le banc et au bord du terrain lors des matchs.

Le technicien a expliqué qu’en accord avec Mercadal, il s’était donné jusqu’à la trêve internationale pour mieux connaître le groupe avant de prendre entièrement la direction technique du groupe. « Là je n’ai pas la prétention de connaître le groupe de A à Z, mais (…) on peut penser que je connais assez bien le groupe pour l’utiliser au mieux », a-t-il précisé. Et malgré le fait que Caen n’ait pris que 2 points en 2019, Courbis a estimé que l’équipe avait « une marge de progression intéressante, mais plus beaucoup de temps pour l’utiliser ».