Ligue 1: Rolland Courbis n'est pas venu à Caen pour faire «le guignol»

FOOTBALL Ni pour remplacer Mercadal, comme il l'avait fait à Rennes avec Montanier

N.C. avec AFP

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Rolland Courbis sur le banc rennais lors de PSG-Rennes, le 29 avril 2016.
Rolland Courbis sur le banc rennais lors de PSG-Rennes, le 29 avril 2016. — J.E.E/SIPA

Rolland Courbis ne veut pas être « un clown ou un guignol venu faire l’intéressant ». Ca tombe bien, Caen espère plutôt profiter de la grande expérience de son nouveau conseiller, rompu aux missions difficiles, pour se maintenir en Ligue 1. Dès dimanche, les Normands sauront si l’effet de l’arrivée médiatisée de l’ancien entraîneur à la réputation de grande gueule se prolongera sur le terrain, à Toulouse, un autre mal classé qui n’a plus gagné à domicile en Ligue 1 depuis fin août.

Sans titre bien défini, mais dans un rôle de conseiller/mentor auprès de Fabien Mercadal, dont c’est la première saison en L1, Courbis, 800 matchs pro sur le banc, n’a pas caché la difficulté de la tâche. Caen, avant-dernier, est « une équipe qui a perdu confiance, qui joue aujourd’hui en dessous de ses possibilités », a diagnostiqué vendredi l’ancien coach de Marseille, Montpellier et Rennes, entre autres.

Présent à D’Ornano dimanche dernier, il n’a pas été rassuré par le match contre Strasbourg, malgré le premier point pris par Malherbe en 2019 (0-0). « On a eu la confirmation que la moitié des joueurs, voire un peu plus que la moitié, ne sont pas en ce moment à leur niveau (…) Il y a certains joueurs que je regarde, je me demande si ce sont les mêmes que j’ai pu connaître », a-t-il commenté avec son franc-parler.

Pas question de devenir numéro 1 comme à Rennes

Le mal est profond et s’est étendu au staff, « logiquement fatigué (et) qui a pris quelques bosses sur la tête, selon lui. Je ne suis pas plus compétent qu’eux, mais (je suis) plus frais qu’eux. » La réussite de cette mission dépendra principalement de sa cohabitation avec Mercadal. Un attelage qui n’aura rien à voir avec celui de sa « pige » de cinq mois à Rennes en 2016 quand, arrivé comme conseiller du président René Ruello pour aider Philippe Montanier, il avait fini par remplacer quelques jours plus tard le technicien qui n’avait jamais accepté une forme de mise sous tutelle.

Cette fois, Courbis a été bien accueilli par Mercadal, et à l’entendre, leur fonctionnement est des plus simples : « Je l’écoute attentivement et je rajoute à ce que j’entends des choses qui me paraissent intéressantes, voire indispensables », dit coach Courbis. L’attelage va devoir se montrer efficace très rapidement.