Les Bleus retrouvent l'Islande pour prendre les commandes

QUALIF EURO 2020 Après le 4-1 inflligé aux Moldaves, vendredi, les hommes de Didier Deschamps s’attaquent à des adversaires bien plus coriaces lundi, en recevant l’Islande. En octobre dernier, en amical, les bleus avaient arraché un nul inespéré

20 Minutes avec AFP

— 

Didier Deschamps face à l'Islande, le 11 octobre 2018.
Didier Deschamps face à l'Islande, le 11 octobre 2018. — FRANCK FIFE / AFP

Pas le temps de souffler pour les Bleus: les champions du monde, de retour d'un long déplacement en Moldavie, poursuivent leur parcours qualificatif à l' Euro-2020 en recevant lundi (20h45) l'Islande, un rugueux adversaire qu'ils connaissent bien.

«On aborde le match avec beaucoup de détermination, d'application, de concentration et si on joue à notre niveau, ce sera un match difficile pour eux», a lancé le capitaine Hugo Lloris.

Un adversaire bien plus coriace que les Moldaves

Les hommes de Didier Deschamps ont démarré pied au plancher à Chisinau (4-1), mais toute autre performance aurait fait jaser contre la sélection moldave, dont certains joueurs évoluent dans le faible championnat local, en Azerbaïdjan ou avec la réserve de Porto. L'opposition sera beaucoup plus relevée avec l'Islande qui, même si elle ne fait pas partie du gotha mondial (38e au classement Fifa, à égalité avec la Corée du sud), a affiché une belle progression ces dernières années.

Pour sa première compétition internationale, le petit Poucet de l'Euro-2016 avait créé la sensation en tenant tête au Portugal de Cristiano Ronaldo (1-1) en phase de groupes, avant de faire tomber l'Angleterre (2-1) en huitième de finale. Le conte de fées avait pris fin au tour suivant face à la France (5-2), le pays hôte et futur finaliste de l'épreuve.

Les Bleus pour l'instant invaincus contre l'Islande

Les deux adversaires se connaissent bien: le face-à-face de lundi sera le quatorzième en un peu plus de 60 ans, le sixième d'une série débutée en 1998. Et si les Bleus sont invaincus, ils ont souvent peiné face au collectif islandais, comme en amical au mois d'octobre à Guingamp avec un match nul inespéré, arraché grâce à l'entrée en jeu de Kylian Mbappé (2-2).Les partenaires de Gylfi Sigurdsson avaient «joué à fond, nous on n'y était pas», s'est rappelé Didier Deschamps. «Ce sera à nous d'être plus performant» face à «une équipe qui ne lâche rien».

«Le contexte est complètement différent», a aussi assuré Hugo Lloris, en confessant «un peu de suffisance» des champions du monde français lors du match amical.

Dans un groupe H très abordable, avec les modestes Andorre, Albanie et Moldavie, l'Islande est sans conteste l'adversaire le plus relevé, aux côtés de la Turquie.

L'entame des éliminatoires a renforcé cette évidence: l'Islande s'est imposée vendredi à Andorre et la Turquie en a fait autant en Albanie, sur le même score de 2-0. La lutte pour les deux premières places qualificatives se jouera avec elles.

Au Stade de France, Deschamps devrait aligner un «onze» de départ proche de celui mis en place à Chisinau, avec une incertitude en défense, sur la capacité de Samuel Umtiti à enchaîner les matches. S'il est préservé, Deschamps pourrait faire appel au Parisien Presnel Kimpembe.

Giroud devant «Trezegoal»?

Pour le reste, le milieu Blaise Matuidi et le défenseur Layvin Kurzawa vont sans doute avoir droit à une seconde titularisation sur le côté gauche, en raison des forfaits de Kingsley Coman (dos) et Lucas Digne (cuisse), remis à la disposition de leurs clubs.

Le trio offensif composé d'Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Olivier Giroud, tous trois buteurs à Chisinau, s'apprête aussi à être reconduit.

Giroud aura un objectif tout personnel dans le viseur: en cas de nouveau but, l'avant-centre de Chelsea occupera seul la troisième marche du podium des meilleurs marqueurs de l'histoire des Bleus, devant David Trezeguet et ses 34 réalisations.

Il le ferait alors devant son public de Saint-Denis, qu'il avait régalé d'un but vainqueur en septembre contre les Pays-Bas pour le retour des champions du monde en France.

Il y aura quoi qu'il arrive un air de fête dans l'enceinte dyonisienne, du moins avant le coup d'envoi avec les célébrations prévues pour le centenaire de la Fédération. Un documentaire «retraçant les grandes heures du football français» sera projeté, tandis que la pelouse sera recouverte d'une grande bâche censée «rendre hommage à une centaine de personnalités qui ont incarné et illustré cette histoire». Les Bleus porteront un maillot collector, avec un logo revisité.