Procédure disciplinaire ouverte par l'UEFA et probable suspension... Neymar ne devrait pas revoir la Ligue des champions avant un moment

FOOTBALL Elle ouvre la voie à peut-être plusieurs matchs de suspension en Ligue des champions pour le Brésilien

G.B. avec AFP

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Neymar contre Guingamp.
Neymar contre Guingamp. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Une procédure disciplinaire a été engagée vendredi par l’UEFA contre Neymar, pour « insultes » contre l’arbitre du match PSG-Manchester United (1-3), ce qui ouvre la voie à une suspension de plusieurs matches en Ligue des champions.

C’est la suite logique de l’enquête ouverte par l’instance disciplinaire de l’UEFA le 13 mars visant la star du PSG. Mais cette fois, les faits sont caractérisés et l’UEFA mentionne « l’article 15.d » de son code disciplinaire : le joueur encourt une « suspension de trois matches ou pour une autre période pour avoir insulté [un arbitre] ». La date de l’audience n’a pas été fixée.

« Ney », blessé et en tribunes au Parc des Princes, avait laissé exploser sa colère sur les réseaux sociaux après le penalty fatal au PSG accordé dans les dernières minutes à Manchester United (3-1, le 6 mars), après recours à l’arbitrage vidéo.

Jurisprudence Aurier

« C’est une honte ! Ils mettent quatre gars qui n’y comprennent rien au foot pour revoir le ralenti […] Qu’ils aillent se faire foutre », avait ainsi écrit l’ancien joueur du Barça.

Il existe une jurisprudence peu clémente en la matière dans les instances disciplinaires européennes établie par… un autre joueur du PSG.

En mars 2015, Serge Aurier, alors défenseur du PSG (aujourd’hui à Tottenham) avait été le premier joueur sanctionné par l’UEFA, de trois matches de suspension, pour des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Aurier s’était au moins excusé…

Absent sur blessure à Chelsea (comme Neymar le 6 mars dernier), le latéral ivoirien avait diffusé sur sa page Facebook une vidéo, juste après la qualification parisienne (2-2 après prolongations) en huitièmes de finale retour.

On le voyait exulter devant sa télévision au coup de sifflet final en hurlant : « Ici c’est Paname, arbitre sale fils de pute ». Il avait également qualifié par écrit l’arbitre Bjorn Kuipers de « tête de chou-fleur ». Aurier avait ensuite présenté ses excuses. Ce que n’a pas fait le Brésilien.