FC Nantes: «Ce qu'ils font depuis 15 jours, c'est énorme!», Pallois touché par l'amour des supporters

FOOTBALL Lors de FCN-Toulouse (2-0) en 8e de finale de la Coupe de France, le défenseur central - très touché par la disparition de son ami Sala - a encore été acclamé

David Phelippeau

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Nicolas Pallois.
Nicolas Pallois. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

Cet exercice 2018-2019 restera gravé à jamais dans sa mémoire. Le placard, la renaissance puis une immense souffrance. Nicolas Pallois traverse toujours avec une grande placidité cette saison. Beaucoup auraient craqué, démissionné dans leur tête, fait part de leurs états d’âme. Lui est différent. Il ne laisse que très rarement transparaître ses sentiments, ses joies et surtout ses peines en ce moment.

Lorsque Vahid Halilhodzic est arrivé à Nantes début octobre, il trouve un Pallois « au fond du trou », selon ses propres termes. « On a beaucoup discuté ensemble… » Le défenseur central, au physique de déménageur, a repris très vite le plus naturellement possible une place dans le vestiaire, perdue avec Miguel Cardoso. Un coach avec qui le courant n’est jamais passé…

Un chant à sa gloire

Ce mardi soir, lors de la qualification (2-0) des Canaris en 8e de finale de la Coupe de France contre Toulouse, les supporters lui ont consacré à plusieurs reprises un chant à sa gloire. A l’issue de la rencontre, ils l’ont entonné de plus belle. Pallois - parfois critiqué depuis son arrivée à Nantes il y a un an et demi - les a écoutés, applaudis et a fait un signe avec son pouce pour les remercier. Sobrement. Avec pudeur. Du Pallois quoi.

« C’est très gentil à eux, a-t-il remercié quelques minutes plus tard devant les micros. Pour moi, c’est un moment un peu particulier. Je suis très content qu’ils soient derrière moi et derrière l’équipe. Ce qu’ils font depuis deux semaines, c’est énorme pour le club et pour l’équipe. C’est beau. Forcément, je n’ai pas le sourire car je ne peux l’avoir en ce moment. »

Le numéro 9 d’Emi sur le dos

Nicolas Pallois a perdu plus qu’un partenaire. Emiliano Sala était un ami pour l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux. Pour la première fois, mardi soir, il s’est un peu ouvert sur ce drame qu’il traverse : « Il faut essayer de penser au football et ce n’est pas facile. Ce numéro 9, je l’ai pris pour Emi… » Et il espère bien le porter le plus longtemps possible en Coupe de France. Pourquoi pas jusqu’au Stade de France.